Vision collaborative et programmes d’égalité d’accès aux soins EMNO

Vision collaborative et programmes d’égalité d’accès aux soins EMNO

http://drgauthier-nutrition-obesite.fr/vision-collaborative-programmes-degalite-dacces-aux-soins-emno/

Après une première année d’activité l’équipe de l’EMNO a permis, parmi la totalité de ses patients, la prise en charge de plus de 200 personnes souffrant de trouble du comportement alimentaire (TCA) en lien ou pas avec une obésité ainsi que de personnes n’ayant pas la possibilité financière d’avoir accès à une équipe complète.

Ce programme, non hospitalier, a été mis en place avec l’Agence Régionale de Santé Bourgogne Franche Comté et RamsayGDS. Il permet l’accès à une équipe pour les personnes qui présentent des difficultés d’accès à certains soins non assumé par l’assurance maladie.

Plus de 130 personnes en situation de précarité ont pu, par ce programme, bénéficier d’une prise en charge pluridisciplinaire adaptée aux besoins. Ce type d’approche n’a pu être possible que par l’organisation de l’EMNO. Rien de magique dans ces prises en charge, mais nous contribuons de cette façon à une certaine égalité d’accès aux soins. L’évaluation de ces personnes est réalisée avec un outil de qualité de vie de manière à avoir des marqueurs de suivi bien plus pertinents que les simples poids et IMC.

Plus de 70 personnes présentant un TCA ont également été intégrées à ce programme. En dehors de certaines formes assez sévères d’anorexie-boulimie, la majorité de ces patients souffraient d’un TCA en lien avec l’obésité, certains après chirurgie bariatrique. Comme il est écrit dans cet article, les troubles des conduites alimentaires touchent également les personnes souffrant d’obésité même si ces derniers, honteux, ne sont encore que très peu évoqués.

Ce programme permet dans un premier temps de libérer la parole de ces personnes, qui cachent ou essaient seules de contrôler ces troubles du comportement. Bien souvent, elles ont été de magnifiques cibles pour les vendeurs de régimes avec une prise alimentaire qui devient de plus en plus complexe. L’acte de manger n’est alors pas si simple.

Ainsi l’EMNO a tenté (et tente encore) d’accompagner ces personnes en difficulté, sans prétendre avoir LA solution mais en offrant une approche thérapeutique bienveillante et égalitaire.

Cette approche et organisation devrait pouvoir être la première étape d’un programme plus important qui, articulé au maillage territorial, pourra apporter un petit élément de plus au parcours des personnes souffrant de problématiques nutritionnelles et plus particulièrement d’obésité.

Ces évolutions vers la médecine de parcours ne sont pas si simples car font face à des tentatives de blocages en lien avec des considérations politico-concurrentielles. Dommage que nous ne soyons pas au Canada, où la vision collaborative du système de soins devrait inspirée certains (qui lisent parfois cette page avec un esprit loin d’être bienveillant… ). J’encourage ces personnes à lire l’article très intéressant de : D’Amour D, Goulet L, Pineault R, Labadie JF, Remondin M. « Étude comparée de la collaboration inter-organisationnelle et de ses effets : le cas des services en périnatalité ». Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé, 2003).

L’ensemble de la Bourgogne Franche Comté possède une certaine efficience en terme d’organisation d’un parcours de soins des personnes souffrant d’obésité. C’est encore loin d’être parfait, mais beaucoup d’innovations et évolutions sont présentes au sein des différents territoires avec des personnes toutes aussi impliquées que nous (peut-être même plus). Laissons les construire sur un mode collaboratif en évitant, par des jeux de vision monopolistique, de les mettre en compétition.

L’EMNO tente d’innover, à sa manière, dans un esprit collaboratif tout comme nous l’avions fait avec la clinique du chalonnais il y a 6 ans. L’objectif est avant-tout de tenter de mettre en place un parcours qui accompagne UNE PERSONNE (pas une maladie) sans avoir la prétention d’avoir LA solution.

Pas si simple dans une société où la notion d’immédiateté touche également la médecine.

@Dr Cyril GAUTHIER

Séance de paroles NEMO avec Nathalie Mourgues – Hypnothérapeute –

Séance de paroles NEMO avec Nathalie Mourgues (Hypnothérapeute)  du vendredi 16 novembre 2018

Séance de groupe -hypnosenimes.fr

Bonjour à tout le monde,

Les personnes présentes vendredi savent pourquoi j’ai mis cette photo dans ce compte rendu :

Vendredi 16 novembre 2018 : groupe de paroles avec Nathalie Mourgues – Hypnothérapeute –

Nathalie Mourgues -hypnosenimes.fr

Nous étions 15 à participer à cette séance de groupe.

Nathalie nous a expliqué les bienfaits de l’hypnose, les différentes méthodes.

Pourquoi recourir à l’hypnose ? Que peut nous apporter l’hypnose ?

Ses différentes explications ont été bien écoutées et entendues.

Nous avons abordé des sujets différents : les pulsions et compulsions alimentaires, la gestion du stress ou de la douleur, le lâcher prise, l’arrêt du tabac, et bien d’autres choses…

Nathalie a terminé notre réunion avec une séance d’hypnose, nous nous sommes détendus et avons écouté sa voix.

Certains ont été réceptifs et d’autres pas, mais c’est tout à fait normal.

C’était une séance collective.

Mais nous avons tous apprécié.

Merci aux personnes présentes vendredi, et un grand merci à Nathalie qui a été très à l’écoute.

Pour en revenir avec cette image de l’iceberg :

L’iceberg au dessus de l’eau est notre conscient, 1/10ème de sa masse est au-dessus de l’eau.
L’iceberg en dessous de l’eau est notre inconscient…c’est les 9/10 ème de sa masse

A réfléchir….

Fabienne et l’équipe NEMO

Lire et télécharger le flyer de Nathalie Mourgues : Hypnose ericksonienne Nathalie Mourgues Flyer

Comfort food et grignotage : recadrez cette mauvaise habitude par la Sophrologie

Comfort food et grignotage : recadrez cette mauvaise habitude par la Sophrologie

Par Fériel Berraies, Sophrologue certifiée RNCP- Thérapeutes magazine

https://therapeutesmagazine.com/comfort-food-et-grignotage-recadrez-cette-mauvaise-habitude-par-la-sophrologie/

Junk food, publicité et surconsommation industrielle, vie  sédentaire, manque de temps, tout concourt à ce que nous soyons des proies idéales pour le grignotage.

Quand le temps vient à manquer, que l’ennui s’installe, que notre vie affective ou sociale ne nous comble pas, nous pouvons avoir tendance à nous ruer vers le frigidaire. Mais c’est l’âpreté du quotidien qui fait que la nourriture peut donner l’illusion d’un bonheur éphémère.

Le Grignotage, une addiction

Près de trois étudiants sur 10 avouent grignoter toute la journée, selon une étude menée dans toute l’Europe. Et oui ce serait les jeunes qui auraient tendance à « tout avaler » !

Les pulsions alimentaires naissent car la fatigue fait que l’énergie venant à manquer, nous sombrons plus facilement aux pulsions alimentaires.

Mais les causes ne viennent pas uniquement du manque d’énergie, souvent il s’agit d’une question ou d’une carence affective.

Le Comfort food

Le Comfort food, ce sont ces aliments qui ne sont pas sains mais qui donnent l’illusion de se sentir mieux car ils remplissent un vide, un trou dans nos vies.

Et ce sont aussi et surtout les femmes qui restent les catégories les plus vulnérables face à cette compulsion au grignotage. Les femmes que j’accompagne me parlent d’une addiction au sucre, les hommes de charcuterie de pizzas etc.

Je les écoute toujours avec beaucoup d’attention pour essayer de détecter s’il n’y a pas quelque chose dans l’arbre de vie qui justifie cette compulsion au remplissage. C’est important de s’assurer que l’on ne touche pas au domaine de l’allopathique et que l’on a pas face à soi un problème organique (début de diabète ou présence d’une candidose intestinale, par exemple).

Fausse énergie

La fatigue, le stress et le manque de luminosité, le froid, le spleen nous rendent vulnérable aux pulsions alimentaires.

La carence affective, les frustrations sexuelles chez les femmes, le blues hivernal amènent cette tentation, et les étudiants quant à eux, remportent la palme d’or du remplissage.

Une* étude menée dans plusieurs pays européens par Herbalife, société de vente de compléments alimentaires expliquent que 28 % des étudiants déclarent grignoter à tout bout de champ dans la journée, contre 12 % du reste de la population.

Comment recadrer le grignotage avec les thérapies brèves

Il faut savoir, qu’un régime à lui tout seul, le sport et le fait de se priver, ne suffisent pas. Il faut psychologiquement « accepter de se priver » et de maigrir. Sinon gare à la rechute !

Le grignotage peut devenir un cercle vicieux et favoriser le risque de surpoids voire de diabète ou de cholestérol. Quand la volonté ne suffit pas à se défaire de ce penchant, certaines techniques comme la sophrologie ou la pleine conscience peuvent aider.

Des exercices en Sophrologie peuvent aider à évacuer le stress et les émotions négatives qui génèrent justement les fringales.

S’étirer pour combattre le stress

Le pompage des épaules – par exemple – qui consiste à faire travailler ses épaules de haut en bas comme si on pompait le stress. On ferme les poings, on bloque la respiration et on fait des mouvements de va et vient puis on lâche les mains que l’on ouvre en expirant fortement par la bouche. Ce mouvement de pompage peut aider à évacuer le trop plein de négatif. Ici on travaille le lâcher prise de tout ce qui est toxique en nous et qui nous donne envie de grignoter.

L’exercice est à répéter cinq fois dans la journée en cas de stress important.

Prendre conscience de ce que nous  mettons dans notre ventre

Avec la respiration de remplissage du positif, nous allons apprendre à nous remplir de bonnes pensées, des pensées positives pour écarter les émotions toxiques qui appellent au grignotage.

Le Prana ou les doigts en griffes vont nous faire prendre conscience de notre capacité de préhension, en l’occurrence, on va ramener à nous les bons aliments. Ceux qui nous permettent d’avoir une attitude équilibrée. Nous devons par exemple visualiser une pomme, des carottes, des bouts de céleri. En faisant appel à notre imagination, nous reprenons conscience que nous mangeons sainement et que cela nous fait du bien. Cela nous permet d’être rassasiées rapidement et de ne plus culpabiliser. Important pour casser la spirale infernale de la pulsion.

Se concentrer grâce à la respiration consciente

Ce troisième exercice nous aide à prendre conscience de notre respiration. On parvient alors à s’isoler du monde extérieur et nous pouvons ainsi nous focaliser sur nos objectifs. Dans ce cas de figure, retrouver un rapport sain et écologique avec la nourriture.  Avec  le chauffage corporel par exemple, ou on prend conscience de notre respiration abdominale.

Tout d’abord, nous devons fermer les yeux. Il faut ensuite nous concentrer sur notre respiration et le mouvement de notre ventre qui monte et qui descend. Ne nous attardons pas sur les pensées qui peuvent traverser notre esprit à ce moment-là. Un sentiment d’apaisement ne tardera pas à se faire sentir.

Dénouez vos nœuds dans le ventre

Ce dernier exercice qui s’appelle le Nauli est conçu pour faciliter la digestion.

Commençons par nous mettre debout et soufflons pour vider l’air se trouvant dans nos poumons.

Penchons-nous ensuite en avant et positionnons nos mains sur nos genoux.

Il nous faut ensuite bloquer l’arrivée d’air dans nos poumons.

Contractons alors notre ventre en effectuant des mouvements d’avant en arrière avec notre abdomen.

Nous devons renouveler ce mouvement durant deux à trois contractions et reprendre immédiatement notre respiration. Et se remettre debout.

Tous ces exercices sont écologiques mais il faudra aussi se faire conseiller par une nutritionniste et avant voir votre généraliste et  faire un bilan avant de commencer tout régime ou thérapie.

Mais sachez-le, c’est quand votre cerveau aura décidé que vous allez maigrir que vous maigrirez !

Alors soyez en phase avec vos émotions et pas de déni, si vous avez un problème de compulsion alimentaire, cela reste une a addiction, et elle ne partira pas toute seule, faites vous accompagner par les bons spécialistes ( médecin, nutritionniste et sophrologue ou hypnothérapeute) !

*Etude réalisée dans onze pays européens, dont la France et 1 030 personnes âgées de 16 et 50 ans et plus.

 

Stress et prise de poids : d’où viennent ces kilos émotionnels ?

Stress et prise de poids : d’où viennent ces kilos émotionnels ?  

Par Léa Zubiria – Nutrition Impact – 19 août 2018

https://nutritionimpact.fr/stress-et-prise-de-poids/

Journées chronométrées, boulot stressant, pression sociale, problèmes d’argent… Nous vivons dans un monde où le stress est la norme. Aujourd’hui largement banalisé, le stress chronique est pourtant loin d’être anodin pour l’organisme. Le corps humain ne serait tout simplement pas conçu pour faire face à une telle charge de stress au quotidien. Résultat, il y répond en modifiant son fonctionnement et se défend comme il le peut face à cette agression constante. Parmi les effets du stress chronique sur l’organisme, il y a la prise de poids. Oui, la science le dit : il y a bel et bien un lien avéré entre stress et prise de poids. Dans cet article, je vous explique tout !

Stress et prise de poids : une histoire d’hormones ?

Une récente étude a réussi à démontrer le lien existant entre stress chronique et augmentation du tour de taille. Aussi saugrenu que cela puisse paraître, c’est une hormone qui en est responsable. Le cortisol est une hormone chargée de réguler la réponse du corps face au stress. Lorsque l’organisme fait face à un stress, il sécrète du cortisol. C’est aussi simple que ça.  Le corps humain est conçu pour réagir à un stress important, mais ponctuel : fuir, chasser, échapper à un prédateur, sauver sa vie, etc.

Seulement voilà, notre mode de vie actuel est stressant. Pas ponctuellement, mais quotidiennement. Et puisque notre stress est chronique, la libération de cortisol est en conséquence.

Une récente étude a réussi à démontrer la relation existante entre l’élévation du taux de cortisol et l’augmentation du tour de taille. Autrement dit, entre stress et prise de poids. La sécrétion excessive de cortisol aurait aussi pour effet l’augmentation de l’IMC, la diminution de la tolérance au glucose et l’élévation du risque d’obésité à long terme. Rien que ça. Le pire dans cette histoire ? L’augmentation du tour de taille serait elle-même un facteur aggravant le stress.

L’impact du stress sur les comportements alimentaires

Entre stress et prise de poids il existe également un lien bien plus psychologique. Chez certaines personnes, une situation de stress chronique a un impact direct sur le comportement alimentaire, l’acte de manger en lui-même. Il arrive alors que les individus concernés mangent pour combler le vide, pour détourner leur attention, pour se punir, etc.

La réponse comportementale face au stress est cependant très différente d’une personne à l’autre. Certaines comblent, d’autres perdent l’appétit.

Le refuge des aliments réconforts

Qui n’a jamais entendu parler de la « comfort food » ? Il s’agit d’une tendance culinaire qui vise à chercher un peu de réconfort au travers de recettes sensées mettre un peu de baume au coeur. L’alimentation réconfort illustre assez bien la suite de mon propos.

En effet, le lien entre stress et prise de poids n’est pas seulement psychologique, ni hormonal. Il est aussi neurobiologique. Vous l’avez certainement remarqué : en période de grand stress, vous avez des envies alimentaires particulières. Il s’agit souvent de véritables compulsions alimentaires qui arrivent sans crier gare et qui poussent vers deux types d’aliments : les gras et les sucrés. Plus les sucrés que les gras d’ailleurs.

Pourquoi ? La joie n’est pas seulement un sentiment mais un ensemble de réaction biochimique qui ont lieu dans l’organisme. C’est en partie la sérotonine et la dopamine, deux neurotransmetteurs, qui sont responsables du sentiment de bien être. Lorsque vous êtes en situation de stress chronique, votre jauge de bonheur n’est pas au maximum. Votre organisme va donc vous pousser vers des aliments réconforts sucrés pour y trouver un peu de plaisir.

En effet, le sucre a pour effet d’activer les systèmes de récompenses au niveau du cerveau, qui libère alors de la dopamine et de la sérotonine. Ces deux neuromédiateurs ont un effet apaisant, sédatif et relaxant. Le cerveau a donc trouvé son antidote face à ce stress chronique. Le même schéma se répètera constamment tout comme avec une drogue, puisque l’organisme stressé demandera de plus en plus de sucre pour activer le système de récompense.

C’est alors un véritable cercle vicieux qui se met en place : stresser, manger, grossir, stresser…

L’activation du système de récompense et la recherche perpétuel d’apaisement expliquent une grande partie du lien entre stress et prise de poids.

Le cercle vicieux régime stress et prise de poids

Chercher à mettre fin à cette situation en entamant un régime restrictif est totalement contre productif. C’est pourtant le réflexe de la majorité des individus. La restriction calorique et la privation sont un ensemble de mesures stressantes psychologiquement et physiologiquement pour l’organisme.

Il y a alors fort à parier que la mise en place d’un régime aggrave la situation : élévation du taux de cortisol, compulsions, comportements alimentaires anarchiques, etc. C’est comme cela que vivent des milliers de personnes à travers le monde. Prisonnières de leur stress et inconscientes du lien avéré entre stress et prise de poids.

La solution durable ? s’attaquer au stress pour se libérer des kilos émotionnels.

 

Comment se soigner de la dépendance au sucre

Comment se soigner de la dépendance au sucre

Sport & Alimentation – Publié le 19 août 2017 (toujours d’actualité…)

https://www.sportalimentation.com/comment-se-soigner-de-la-dependance-au-sucre/

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Depuis des décennies, les scientifiques nous disaient que le grand ennemi du cœur, le grand commandeur de l’obésité était principalement la graisse…

Vous avez probablement été informé de cette révélation, en 2016, à propos de l’industrie du sucre qui avait fait bidonner les recherches scientifiques à ce sujet ?

Si ce n’est pas le cas, je vais vous résumer l’histoire dévoilée par la revue JAMA Internal Medicine. Des documents retrouvés prouvent qu’un certain John Hickson, haut dirigeant de l’industrie du sucre, associé à plusieurs compagnies, avait fait capoter les études scientifiques – débutées dans les années 50 – qui démontraient le lien entre sucre et maladies cardiovasculaires.

Pour cela, un pot-de-vin a été distribué à des chercheurs d’Harvard pour dédouaner le sucre et accuser les graisses saturées ! Cette étude totalement faussée fut publiée en 1967 dans le New England Journal of Medicine. Ce support étant prestigieux, et les personnes soudoyées des scientifiques reconnus, les recherches qui s’ensuivirent partirent de cette base. Ce n’est que depuis très récemment que l’on s’est penché à nouveau sur le problème du sucre, surtout ceux raffinés.

Selon les industriels, ce sont « d’autres temps, d’autres mœurs ! »… Ce type de corruption ne serait plus, aujourd’hui, d’actualité.

Sauf que, en 2015, des scientifiques du Global Energy Balance Network présentaient une étude « sérieuse » prouvant que la consommation de boissons sucrés ne participait pas aux problèmes d’obésité… La presse américaine a révélé que cette étude était subventionnée par Coca-Cola Cie !

L’omerta créée par les industriels étant – au moins partiellement – brisée, nous en savons plus aujourd’hui sur la nocivité du sucre.

Dépendance au sucre, comment se soigner?

Le sucre est une drogue ?

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Déjà, en 2007, le CNRS de Bordeaux a prouvé, par une célèbre expérience sur des rats, que le sucre pouvait être plus addictif que la cocaïne.

Plus spécialement, le sucre raffiné est, en réalité, dangereux pour le corps. Ce dernier n’est pas conçu pour des doses aussi hautes de glucides. Pour s’en protéger, il produit une hormone : l’insuline. Elle va faire baisser ce taux le plus rapidement possible en transformant les sucres en graisses (triglycérides). Comme votre taux de glycémie baisse rapidement, alors que vous avez consommé une surdose de sucre, vous vous retrouvez en… hypoglycémie !

On appelle cela l’hypoglycémie réactionnelle : quelques heures après avoir consommé du sucre, vous avez à nouveau faim et une baisse abrupte d’énergie. Votre cerveau va alors réclamer sa dose de sucre… mais ce n’est pas tout.

Comme pour la consommation de drogue, avaler du sucre libère, dans le cerveau, des peptides opioïdes et active le cortex orbitofrontal. Cela ne vous dit certainement rien mais, pour résumer, la cocaïne fait cet effet !

Le sucre s’est tellement banalisé dans nos sociétés occidentales qu’on le retrouve partout. Même dans les plats salés industriels. Pour vendre leurs céréales, les industriels n’ont eu de cesse d’augmenter toujours la dose de sucre qu’elles contiennent.

Les petits pots pour nourrissons contiennent des quantités élevées de glucides. C’est dire si nous sommes, dès le plus jeune âge, conditionnés à avoir notre dose de sucre !

Les addictologues constatent que la consommation excessive de sucre fait perdre tout contrôle sur les quantités absorbées quotidiennement, même lorsque l’on met sa vie en danger : obésité, diabète, cancer… Oui, cancer car le sucre est la nourriture préférée des cellules cancéreuses ! Les glucides les aident donc à grandir…

L’absorption de sucre a des conséquences psychologiques. Quand vous êtes déprimé et accro au sucre, vous augmentez encore la consommation. Réduire votre dose vous met dans un état d’anxiété qui peut être profond : vous ressentez les effets de manque, des douleurs au ventre et des sensations générales de mal-être.

Mais les industriels ne veulent pas réduire considérablement les quantités de sucre dans leurs produits, au contraire. Les ingénieurs développent des aliments très sucrés pour déclencher la sécrétion de dopamine, et donc la sensation de plaisir. Du coup, vous ressentez du plaisir « artificiellement » en consommant leurs produits.

Plus vous en consommez, plus votre organisme va vouloir aussi s’adapter sur ce point-là. Il va limiter l’activité des récepteurs de dopamine… Pour compenser, il vous faudra toujours plus de sucre.

Le sucre et la santé

Selon une étude américaine publiée dans la revue Journal of Physiology, une consommation légèrement excessive de sucres de synthèse ralentit le fonctionnement du cerveau et altère la mémoire. Pour cette expérience, les scientifiques ont utilisé un sirop de maïs à haute teneur en fructose, très utilisé dans les sodas, les plats industriels, les condiments et la nourriture pour nourrissons. L’apprentissage des rats utilisés pour cette étude était très altéré par les surdoses de fructose.

À contrario, la consommation d’acides gras omega-3 minimisait ces dommages.

D’autres scientifiques américains ont tiré le signal d’alarme : trop de sucre est aussi toxique que trop d’alcool ! Ils demandent que des mises en gardes soient imprimées sur les aliments contenant des doses fortes de glucides, comme cela est fait pour l’alcool ou le tabac, et de surtaxer ceux-ci. Pour eux, le sucre favorise le diabète, l’hypertension, la surcharge de graisse dans le foie, les problèmes cardio-vasculaires. Selon leurs études, le sucre participerait à la mort de 35 millions de personnes chaque année dans le monde !

Attention aux produits estampillés « Light »

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Non seulement la nocivité de l’aspartame reste d’actualité pour nombre de scientifiques, mais ils participent à la même dépendance que le « vrai » sucre. Ils ont peu de calories mais entretiennent cette addiction au sucré. Réduisez massivement les doses et, quand vous ne pouvez vraiment pas vous en passer, optez pour des édulcorants naturels comme le sirop d’agave ou la stevia.

Dépendance au sucre ou autre problème ?

Il y a certains cas où le besoin de sucre n’est pas lié à une dépendance mais à un autre problème psychologique, comme la boulimie (ingestion compulsive et excessive d’aliments, suivie de vomissements, de prise de laxatifs ou d’hyperactivité sportive) ou l’hyperphagie (même consommation sans l’activité compensatoire pour évacuer les aliments).

Il s’agit, dans ce cas, de consulter un spécialiste pour réparer ces désordres mentaux qui ne sont pas souvent liés à la nourriture mais à un mal plus profond.

Vous pouvez aussi « avoir besoin de sucre » car vous avez une mauvaise alimentation et cette prise de glucides vous permet de colmater, momentanément, un manque d’énergie dû à des carences alimentaires. Avant de passer à l’idée de sevrage, il s’agira, dans tous les cas, de rééquilibrer votre régime alimentaire. Enfin, vous pouvez avoir un désordre métabolique qui vous pousse à ce besoin de glucides. Votre médecin, par une analyse sanguine, pourra vérifier si c’est le cas.

Mais n’oublions pas que psyché et dépendance au sucre peuvent être très étroitement liés. La prise de sucre produit des endorphines et de la sérotonine. Ces neurotransmetteurs influent positivement notre humeur. Ils provoquent une sensation de bien-être de détente… comme la nicotine de la cigarette ou la drogue…

Cette particularité permet de masquer ses émotions, enfouir sa colère ou sa tristesse. On s’anesthésie pour ne pas y faire face. Cette attitude est néfaste à la longue car refuser ses émotions, c’est leur donner plus de pouvoir et finir par perdre le contrôle. Nombre de personnes ont du mal à gérer leurs sentiments et les enterrent avec une barre de chocolat… Savoir reconnaitre et accepter ses émotions, c’est un pas certain vers un bien-être et un meilleur amour de soi. Il en va de même avec son addiction au sucre, la reconnaitre comme telle aidera à la combattre.

Comment soigner sa dépendance au sucre ?

Ne nous leurrons pas : le sevrage du sucre est loin d’être facile si vous êtes déjà accro. Si vous ne l’êtes pas encore, n’attendez pas qu’il soit trop tard : diminuez drastiquement votre consommation de produits sucrés, surtout des sucres rapides.

Si vous ne pouvez pas vous passer de vos doses quotidiennes de barres chocolatées, soda, cappuccino, confiseries, desserts et autres « plaisirs » sucrés, il va falloir y aller plus en douceur.

Comme un gros fumeur qui veut arrêter, il vaut mieux le faire progressivement. Vous pouvez choisir d’avoir 1 SEUL aliment sucré par jour, pendant les quinze premiers jours. Puis, toujours une seule et unique gourmandise un jour sur deux… puis 2 fois par semaine.

  • Lorsque le manque est trop dur, mangez un fruit (qui contient du sucre rapide sous forme de fructose) frais ou sec. N’en abusez pas non plus. Remplacez les pâtisseries par des noix, des amandes ou des noisettes.
  • Limitez les produits laitiers, surtout les desserts lactés ou même les yaourts sucrés. Préférez un yaourt grec, ou un yaourt entier nature. Pour votre envie de chocolat, vous pouvez opter pour du chocolat bien noir, avec quelques fraises ou une banane.
  • N’achetez plus de boites de céréales sucrées, même celles – soi-disant – light comme Special K ou autres. Optez pour des flocons d’avoine, avec quelques raisins secs (peu) ou une grosse datte coupée en petit morceaux.
  • Pendant toute la période de sevrage, il vaudra mieux éviter toutes les tentations, comme les pages de publicité !
  • Pour faire face à toute addiction, il est conseillé d’être actif, de vous occuper l’esprit. Ne flânez pas dans les supermarchés et évitez les achats tentation.
  • Cuisinez-vous de vrais repas plaisir dépourvus de sucres simples… Si vous avez la chance d’avoir un restaurant ou un pâtissier sans sucre près de chez vous, laissez-vous surprendre. Vous constaterez que si vous stoppez les mauvais sucres, vous retrouverez une vivacité mentale et physique car la consommation de sucre épuise votre organisme et altère vos capacités cognitives.

Après un mois sans sucre, vous retrouverez le goût pour d’autres aliments qui vous semblaient fades, camouflés par la forte présence du sucre. Vous identifiez mieux la présence de sucre. Les fortes doses de glucose tendront à vous écœurer. Vous ressentirez les limites de votre tolérance au sucre. Ces limites étaient déjà là avant mais vous ne pouviez les identifier car le besoin était plus fort que votre protection naturelle. Vous vous débarrasserez de cette ceinture abdominale dans laquelle le sucre se transformait en graisse.

Se sevrer partiellement

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Les avis divergent sur la question : faut-il arrêter totalement – ou presque – les sucres rapides ? Pour des questions de santé, on pourrait répondre que oui. Mais rien n’est tout noir ou tout blanc.

Il y a tout un contexte culturel, social et personnel qui font que tout le monde ne peut se passer raisonnablement de cette poudre blanche. Mais, dans tous les cas, descendez à une dose minime et contrôlée par semaine.

Si vous vous accordez, de temps en temps, un plaisir sucré, profitez-en alors pleinement. Installez-vous confortablement. Savourez-le. Mais ne débordez pas de ces limitations que vous vous fixez d’avance.

Se passer de sucre rapide et de sucre lent ?

On peut ne plus consommer de sucre, ou bien vraiment très peu. C’est le cas de ceux qui pratiquent le régime cétogène. Ce régime consiste à axer son alimentation en grande majorité sur les lipides. Les glucides ne composent alors plus que 2% de vos apports, 8% pour les protéines. Les 90% restant sont composés de lipides.

Les expérimentations sur le régime cétogène tendent à prouver que cette pratique aide à lutter contre le cancer, les troubles cardiovasculaires et neurologiques. Malgré les idées reçues sur la graisse, cette « diète » permet de perdre du poids et de maintenir un corps tonique.

Dernières astuces pour vous aider à vous sevrer du sucre

Le picolinate de chrome, en complément alimentaire, peut vous aider à supporter le manque de sucre. En stimulant l’action de l’insuline, il aide à combattre le besoin de glucides.

Vous pouvez aussi utiliser des huiles essentielles comme la camomille ou la litsée citronnée. Elles calment le système nerveux et vous assistent pour contrer le stress provoqué par le manque.

La méditation de pleine conscience vous aide à mieux gérer vos impulsions. Elle développe le cortex préfrontal et vous permet de prendre des décisions pesées.

Enfin, amusez-vous ! Essayez de profiter de la vie. Ne vous lamentez pas sur ce manque et ne vous renfermez pas. Faites du sport ou de la danse ! En août 2017, une équipe de chercheurs de l’Université de Madgebourg, en Allemagne, a démontré que la pratique régulière d’une activité physique comme la danse développait l’hippocampe cérébral. C’est là que, récemment, nous avons découvert qu’étaient produites des neurones tout au long de notre vie.

L’exercice physique, sous forme de danse ou de sport, améliore le flux sanguin : il augmente la taille et le nombre des micro-vaisseaux du cerveau. Cela permet d’apporter plus d’éléments nutritifs et d’oxygène au cerveau.

Le mal que vous avait fait le sucre sera réparé par votre nouveau régime alimentaire, une vie plus saine et plus active. Plus que cela, vous reprendrez confiance et profiterez mieux de la vie. Vous serez en bien meilleure disposition pour combattre, si besoin, d’autres addictions, comme celles à l’alcool ou à la cigarette.