Adolescent en surpoids : que faire ?

Adolescent en surpoids : que faire ?

Adolescent en surpoids, comment agir ? Certains adolescents ont tendance à manger en excès ce qui justifie parfois une prise de poids drastique. C’est une situation bien difficile à vivre aussi bien pour l’adolescent concerné que pour ses parents. Essayons donc de nous pencher davantage sur ce problème qui touche de plus en plus de jeunes gens en pleine croissance.

Les causes du surpoids chez l’adolescent 

• Les facteurs génétiques et physiques

Les facteurs héréditaires et le métabolisme sont parfois la cause du surpoids de certains jeunes adolescents. Les parents doivent rapidement prendre les choses en main lorsque le poids de leur l’enfant grimpe de façon inquiétante. En principe, les géniteurs doivent surveiller la balance de leurs enfants surtout s’il existe des risques d’obésité dans la famille. Même si les causes sont d’ordre génétique, la perte de poids chez l’adolescent en surpoids doit être progressive. Le but du rééquilibrage alimentaire n’est pas une perte excessive et immédiate de kilos, mais plutôt une réévaluation du comportement alimentaire. 

• Une mauvaise hygiène alimentaire

Les mauvaises habitudes alimentaires sont l’une des causes principales du surpoids chez l’adolescent. Certains enfants mal dans leur peau mangent pour compenser le vide affectif ou pour ne plus se sentir en souffrance. Il est toutefois important d’adopter dès le bas âge une alimentation saine et équilibrée. Il faut que l’enfant lui-même s’implique dans la composition de ses repas ainsi que dans les courses à faire pour éviter les frustrations et les restrictions. Le nutritionniste ou le diététicien doit prescrire un régime alimentaire en tenant compte des goûts et des préférences de l’adolescent.

• Les causes environnementales

Il est recommandé d’avoir des échanges avec son ado pour mieux comprendre ses difficultés et les raisons de ses excès de table. En outre, l’on observe que la jeune génération a tendance à se murer dans des activités passives comme la télévision, le téléphone ou l’écran de l’ordinateur. Ces distractions ne sont pourtant pas les mieux adaptées à cet âge de la vie. L’adolescent en croissance doit bouger et faire du sport autrement, il risque de subir les discriminations liées à son poids

 

Calcul de L’IMC 

L’IMC ou Indice de Masse Corporel de l’adolescent est un indicateur de mesure qui permet d’analyser les risques liés au surpoids. En effet, le poids à lui seul ne suffit pas pour diagnostiquer un risque d’obésité. Pour calculer l’IMC, il faut diviser le poids en kilos par la taille en mètre carré (IMC = poids (kg) / taille (m2). L’IMC doit tenir compte du sexe de l’individu ainsi que de l’évolution de l’enfant sur la courbe de croissance établie par les scientifiques. C’est l’OMS qui définit les critères d’interprétation de l’IMC.

Si l’IMC de votre ado est supérieur à la norme recommandée, n’hésitez pas à demander l’avis de son médecin pour connaitre l’impact de son poids sur sa santé. Votre médecin lui recommandera certainement un programme alimentaire adéquat pour son âge pour perdre du perdre du poids en douceur. 

 

Les solutions pour parer au problème de l’adolescent en surpoids

Pour résoudre le problème de l’adolescent en surpoids, les parents doivent saisir le corps médical pour trouver la solution la mieux adaptée pour leur enfant. Un professionnel de la nutrition pourra conseiller les parents sur ce qu’il faut faire et quoi manger en l’occurrence. L’ado quant à lui pourra obtenir des réponses à ses inquiétudes ainsi qu’un bon accompagnement pour changer son comportement alimentaire.

Par ailleurs, les proches doivent éviter à tout prix les surnoms évocateurs ou les moqueries. Ils ne feront qu’envenimer les blessures de l’enfant. Ils doivent régulièrement avoir une discussion avec l’enfant pour le rassurer de leur soutien indéfectible et l’aider à sortir de cette spirale. Les régimes amaigrissants sont fortement déconseillés pour un adolescent en surpoids, car cela risquerait de nuire à sa croissance.

Antibiotiques : Exposition précoce et prise de poids chez le jeune enfant

Antibiotiques : Exposition précoce et prise de poids chez le jeune enfant

Équipe de rédaction Santélog- Publié le : Déc 7, 2018
 

Ce n’est pas la première étude à dénoncer cet effet délétère des antibiotiques chez le jeune enfant, un risque accru de prise de poids, de surpoids et d’obésité. Cependant, cette étude du Harvard Pilgrim Health Care Institute (Boston) estime l’effet « léger ». Cette petite association entre l’exposition précoce aux antibiotiques et la prise de poids chez le jeune enfant est ici documentée dans la revue Pediatrics.

L’étude menée au sein d’un réseau national, le réseau national de recherche clinique centrée sur le patient (PCORnet : un réseau de recherche innovant qui facilite la recherche dans les établissements de santé), confirme ainsi que l’utilisation d’antibiotiques chez les enfants âgés de moins de 24 mois est associée à un poids corporel légèrement supérieur à 5 ans.

La surutilisation d’antibiotiques est une préoccupation majeure en Santé publique, principalement en raison des dangers d’une résistance accrue aux antibiotiques, ce n’est que plus récemment, qu’est apparu cet intérêt pour l’effet des antibiotiques sur le poids corporel. Une préoccupation somme toute logique alors que les antibiotiques perturbent l’équilibre naturel des bactéries intestinales ou du microbiome intestinal. Comme le microbiome a des effets importants sur le métabolisme et sur la façon dont les aliments sont digérés, les chercheurs émettent ici à nouveau l’hypothèse que ces perturbations du microbiote intestinal pourraient entraîner des perturbations du poids. Cette question est importante pour les parents et les médecins, qui doivent décider, de manière éclairée, si les enfants doivent ou non recevoir des antibiotiques.

De précédentes études ont apporté des résultats mitigés concernant l’effet potentiel d’antibiotiques sur le poids, avec néanmoins une préoccupation certaine. Cette étude est la plus importante sur le sujet car elle porte sur un échantillon de plus de 360​.000 enfants suivis dans le cadre de 35 institutions réparties dans tous les Etats-Unis. Les chercheurs examinent la relation entre l’utilisation d’antibiotiques chez les enfants de moins de 2 ans et leur poids à l’âge de 5 ans environ, en prenant en compte les facteurs de confusion possibles dont la préexistence de maladies chroniques, le nombre de prescriptions et les types spécifiques d’antibiotiques donnés. L’analyse confirme que :

  • l’effet d’une exposition précoce aux antibiotiques chez le jeune enfant existe bel et bien ;
  • cependant l’association entre l’utilisation d’antibiotiques dans la petite enfance et le poids à l’âge de 5 ans reste faible et estimée, en moyenne à 450 g environ chez les enfants de taille et de poids moyens recevant 4 traitements antibiotiques ou plus, vs aucun.

Une petite différence de poids qui peut néanmoins inciter à davantage d’efforts visant à réduire l’utilisation des antibiotiques chez le petit enfant.

Source: Pediatrics October 31, 2018 (In Press) via Eurekalert (AAAS) 31-Oct-2018 Small association between early antibiotic exposure and weight gain in young children

 

Obésité infantile : Un facteur majeur d’épiphysiolyse fémorale et de fragilité de la hanche

Obésité infantile : Un facteur majeur d’épiphysiolyse fémorale et de fragilité de la hanche

Équipe de rédaction Santélog – Publié le : Nov 29, 2018

Ces chercheurs de Liverpool alertent : l’obésité chez les enfants est le principal facteur de risque de maladie grave de la hanche, plus tard dans la vie et parfois dès l’adolescence, au point que les taux croissants d’obésité chez les enfants entraînent l’augmentation des interventions chirurgicales urgentes chez les adolescents, en raison d’une maladie de la hanche invalidante. Une étude présentée dans la revue Pediatrics, ciblée tout particulièrement sur l’épiphysiolyse fémorale, une maladie qui touche 1 enfant sur 2.000.

Cette maladie fréquemment confondue avec une luxation sévère de la hanche est caractérisée par une véritable déformation, voire « effondrement » de la hanche ce qui entraîne une douleur et une invalidité à vie. La détection et le traitement précoces de la maladie sont importants pour en minimiser la gravité. L’épiphysiolyse fémorale est l’une des causes les plus courantes de remplacement de la hanche chez les jeunes adultes, et parfois même les enfants. Les chirurgiens suspectent depuis longtemps que l’obésité peut en être la cause, cette étude ajoute à la preuve de sa responsabilité.

L’étude a examiné l’indice de masse corporelle (IMC) de près de 600.000 enfants en Écosse, où les mesures de l’IMC sont collectées au moyen d’un dépistage médical systématique en milieu scolaire. L’analyse des données de cette très grande cohorte d’enfants montre que :

  • les enfants obèses à l’âge de 5 ans ont un risque de 75% de rester obèses à l’âge de 12 ans ;
  • et surtout, les enfants souffrant d’obésité sévère à l’âge de 5 ans présentent 20 fois plus de risques de développer une épiphysiolyse fémorale qu’un enfant de poids normal ;
  • enfin, plus l’IMC de l’enfant est élevé, plus le risque d’épiphysiolyse fémorale l’est aussi.

Des implications cruciales pour les médecins : L’auteur principal, le Dr Daniel Perry, chirurgien orthopédiste pour enfants à l’hôpital Alder Hey commente ces résultats : « Les chirurgiens soupçonnent depuis longtemps que l’obésité chez les enfants est à l’origine de cette maladie, et ces résultats le démontrent très clairement. Ce sont des données très importantes pour les médecins qui traitent les enfants atteints d’épiphysiolyse fémorale, en particulier chez les enfants obèses. L’identification précoce de la maladie signifie que les enfants n’ont généralement besoin que d’une chirurgie relativement simple, alors qu’une identification plus tardive implique le plus souvent une chirurgie reconstructive à haut risque ».

Alors que l’épiphysiolyse fémorale a un impact profond sur la qualité de vie des adolescents, que le lien avec l’obésité est frappant, voilà donc une nouvelle raison de veiller au poids de santé des enfants, et cela dès leur plus jeune âge.

Asthme : les enfants en surpoids sont plus à risque que les autres

Asthme : les enfants en surpoids sont plus à risque que les autres

istock / Foremniakowski

Par Mathilde Debry avec la rédaction – Pourquoi Docteur – Publié le 26/11/2018

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/27557-Asthme-enfants-surpoids-risque-les

Une gigantesque étude fait le lien entre obésité de l’enfant et risque d’asthme, une maladie chronique qui gène la respiration.

L’obésité pourrait être responsable d’environ un quart des cas d’asthme chez les enfants américains, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Pediatrics. L’asthme est une maladie chronique provoquée par une inflammation des bronches qui se traduit par leur hypersensibilité à différentes stimulations : froid, virus, tabac, pollution…L’inflammation bronchique entraîne une “hyperréactivitéde la paroi musculaire avec un gonflement de la paroi interne de la bronche, une hypersécrétion de mucus (normalement produit en petites quantités) et la contraction des muscles de la paroi bronchique. Au final, tous ces phénomènes aboutissent au rétrécissement de la lumière de la bronche, voire à son obstruction, et à une gène pour respirer.

Un risque accru de 30%

Le réseau de recherche de données cliniques PEDSnet a été utilisé pour mener une étude de cohorte rétrospective (janvier 2009-décembre 2015) afin de comparer l’incidence de l’asthme chez les enfants de 2 à 17 ans ayant un excès de poids et/ou obèses par rapport à ceux ayant un poids sain“, indiquent les chercheurs en préambule.

Pendant quatre ans, l’équipe a analysé les données médicales de 507 496 enfants. Ceux qui étaient obèses présentaient un risque accru de 30% de développer de l’asthme par rapport aux autres, un chiffre qui chutait à 17% concernant les enfants en surpoids. Ces résultats ont été ajustés en fonction de facteurs de risque comme le sexe, l’âge, le statut socioéconomique et les allergies.

10% des cas d’asthme pourraient être évités

Les chercheurs ont aussi démontré qu’environ 23 à 27% des nouveaux cas d’asthme chez les enfants obèses pourraient être attribués à cet état, ce qui signifierait qu’environ 10% des cas d’asthme pourraient être évités dans ce groupe d’âge, soit presque un million d’enfants aux Etats-Unis. “Ces chiffrent attirent encore une fois l’attention sur l’importance de prévenir l’obésité dès le plus jeune âge”, concluent les chercheurs, qui peinent encore à expliquer pourquoi le surpoids et l’asthme sont corrélés.

L’asthme est la première des maladies chroniques infantiles. Certaines de ses causes comme la génétique ou les infections virales sont des choses sur lesquelles nous ne pouvons pas agir“, a déclaré Jason E. Lang, professeur agrégé de pédiatrie et directeur de l’étude. “On pourrait en revanche s’attaquer à l’obésité infantile”, affirme-t-il.

41 millions d’enfants obèses

Les enfants obèses seront aussi plus enclins à développer diverses pathologies à l’âge adulte, comme des maladies cardiovasculaires, la résistance à l’insuline (qui est souvent le signe avant-coureur d’un diabète), des troubles musculosquelettiques (notamment l’ostéoarthrite – maladie dégénérative des articulations fortement handicapante) ou encore certains cancers (endomètre, sein et côlon).

Le nombre d’enfants en surpoids ou obèses dans le monde s’est considérablement accru, passant de 32 millions en 1990 à 41 millions en 2016. 17% des petits Français souffrent de ces affections. Au sein de l’Hexagone, environ 4 millions de personnes développent de l’asthme : on compte près de 60 000 hospitalisations (40 000 chez les enfants) et environ 1 000 décès chaque année. Les premières crises surviennent généralement au cours de la première année de vie dans 10 à 50% des cas, avant la cinquième année dans 65 à 95% des cas, ou après 10 ans, mais cela reste rare.

Montpellier : un grand prix récompense les innovations pour la santé de l’enfant

Montpellier : un grand prix récompense les innovations pour la santé de l’enfant

 

François Frezouls, vice-président de la Fondation et de l’Institut Saint-Pierre de Palavas-les-Flots, avec Benoît Galifer, président du jury du Grand prix de l’Innovation pour la santé de l’enfant- L. Zenon. 

Par Laurie Zenon – Midi libre -Publié le
Pour la première fois, la Fondation Saint-Pierre (Palavas) organise un Grand prix de l’innovation pour la santé de l’enfant. 40 projets, portés par des start-up de toute la France, ont été soumis au jury. La cérémonie de remise de prix se tient mardi 13 novembre, à l’Opéra-Comédie de Montpellier. 

Il s’agit d’un geste fort en faveur de la recherche en pédiatrie et d’une opportunité pour les start-up car ce marché, porteur, est encore peu investi“. Benoît Galifer, professeur honoraire de chirurgie pédiatrique à la faculté de médecine de Montpellier, ancien chef du service de chirurgie viscérale et urologique à Lapeyronie, est le président du jury de ce Grand prix de l’innovation pour la santé de l’enfant.

Un prix organisé par la Fondation Saint-Pierre, créée pour “servir la cause de l’intérêt de l’enfant il y a 100 ans”, précise François Frezouls, vice-président de la Fondation et del’Institut Saint-Pierre de Palavas-les-Flots. 10 000 enfants, de la naissance à 19 ans, sont soignés, par an, à l’hôpital Saint-Pierre, spécialisé en suite de soins et réadaptation et qui emploie 300 salariés. “On a été cherché des gens qui ont de l’expertise”.

Robotique et santé connectée

Objets connectés, aide au diagnostic, solutions d’accompagnement de l’enfant, les dix candidats finalistes présenteront leur projet le 13 novembre, à l’Opéra-Comédie de Montpellier, de 9 h à 18 heures.

Parmi les projets qui ont marqué le président du jury, Benoît Galifer, un patch connecté qui permet de suivre les maladies cardio-respiratoires de l’enfant ; des vêtements connectés qui peuvent prévenir une crise d’épilepsie, par exemple ; des prothèses conçues par une imprimante 3D ; une montre connectée précieuse dans la lutte contre l’obésité. Ses fonctions ludiques ne se déclenchent qu’au moment où l’enfant entre en activité physique.

Le président du jury, Benoît Galifer, est professeur honoraire de chirurgie pédiatrique à la faculté de médecine de Montpellier. – L. Zeno

100 000 € de récompense à la clé

Ce mardi 13 novembre, deux lauréats seront récompensés, sous forme de dotations financières : 70 000 € sur trois ans seront remis au prix “Talent d’innovation“, qui récompense une innovation déjà introduite sur le marché ; 30 000 € sur trois ans le seront pour le prix “Espoir“, qui récompense un projet au stade de développement, encore non introduit sur le marché.