Diabète : Predimed-Plus, le programme efficace pour perdre du poids et le maintenir

Diabète : Predimed-Plus, le programme efficace pour perdre du poids et le maintenir

Équipe de rédaction Santélog – Publié le : Déc 12, 2018

 

Un régime méditerranéen hypocalorique et des exercices quotidiens peuvent tout à fait, à condition de s’y tenir, permettre une perte de poids significative, mais aussi la maintenir, souligne cette analyse des données de l’essai ou programme Predimed-Plus. De plus les bénéfices d’une adhésion au mode de vie plus sain préconisé par le programme Predimed-Plus sembent durables. Ils sont toujours présents après un an, selon ces conclusions présentées dans la revue Diabetes Care et pourraient même inclure à plus long terme une réduction des risques cardiovasculaires.

Il est recommandé aux patients en surpoids ou obèses, en particulier à ceux atteints de syndrome métabolique, de perdre du poids par une modification du mode de vie. Le but de ces recommandations est avant tout de réduire le risque cardiovasculaire. Cependant aucune étude n’a démontré que cet effet bénéfique puisse être maintenu à long terme : bien que les régimes pauvres en lipides et en glucides se soient révélés efficaces pour perdre du poids et améliorer le risque cardiovasculaire, les avantages ont plutôt tendance à diminuer après un an. Ce programme Predimed-Plus, un programme de « mode de vie » qui combine un régime méditerranéen hypocalorique et la pratique quotidienne de l’exercice semble à lui-seul réduire de manière significative le risque de malade métabolique.

Les chercheurs de l’Universitat Rovira i Virgili ont suivi 626 patients âgés de 55 à 75 ans atteints d’obésité ou de surpoids et d’un syndrome métabolique. Ils ont évalué les modifications du poids, l’accumulation de graisse et les différents facteurs de risque cardiovasculaires à un an. L’analyse montre que les changements de mode de sont efficaces à maintenir une perte de poids cliniquement significative et à 12 mois après l’intervention :

  • Après 1 an de suivi, 33,7% des patients suivant un régime hypocalorique méditerranéen et pratiquant des exercices quotidiens ont pu atteindre une perte de poids d’au moins 5% du poids corporel ;
  • ces patients présentent également des améliorations dans les marqueurs liés au métabolisme du glucose et à l’inflammation, contrairement aux patients n’ayant pas suivi le programme ;
  • les participants diabétiques ou à risque élevé de diabète, bénéficient le plus de ces changements de mode de vie, en particulier en termes de contrôle de la glycémie ;
  • la perte de poids la plus importante est constatée après 12 mois, ce qui montre aussi qu’elle a été maintenue au fil du temps.

Ce programme de mode de vie « PREDIMED-Plus » pourrait également, suggèrent les chercheurs offrir les mêmes avantages, voire davantage, sur le plan cardiovasculaire (réduction du risque d’infarctus du myocarde, d’AVC, ou de décès de cause cardiovasculaire).

Nîmes : les Petits débrouillards proposent aux lycéens des expériences scientifiques

Nîmes : les Petits débrouillards proposent aux lycéens des expériences scientifiques

Charlotte la roulotte sera garée dans la cour du lycée Jules-Raimu – Archives
Par Alissandre Allemand – Midi Libre – Publié le
Charlotte la Roulotte, le car des Petits débrouillards, transformé en laboratoire, va à la rencontre des lycéens gardois pour leur proposer des expériences sur l’alimentation. Il sera garé dans la cour du lycée Jules-Raimu de Nîmes ce mercredi 5 décembre. 

Faire réfléchir et donner l’envie de se faire sa propre opinion. Voilà en substance l’envie affichée par l’association des Petits débrouillards qui organise son Science tour des lycées dans quatre établissements gardois avec pour thème l’alimentation à la loupe. À bord de Charlotte la roulotte, la joyeuse équipe se garera ce mardi 5 décembre au matin dans la cour du lycée Jules-Raimu de Nîmes avant de prendre la route de Georges-Guynemer à Uzès ce jeudi 6 décembre.

Développer un esprit critique

Au menu pour les jeunes, le décorticage de l’alimentation à travers des défis et des expériences mais aussi des débats visant à les faire réfléchir sur l’alimentation et ses nombreux enjeux. Que ce soit sur le plan diététique, économique ou environnemental. Par exemple, les lycéens auront à composer leur menu préféré parmi plusieurs aliments et plats, puis grâce à une carte ils pourront évaluer la taxe carbone de ce dernier et prendre conscience de l’impact de leur choix.

Expérimenter pour comprendre

Nous ne sommes pas là pour leur dire ce qu’il est bien ou pas de faire. Notre souhait est de les amener à réfléchir et à se faire leurs propres idées. Ce qui nous intéresse à travers nos Sciences tour, c’est de donner l’opportunité aux jeunes de se poser des questions sur tout un tas de sujets différents et de les inciter à développer leur esprit critique“, assure Clara Ménard, de l’antenne gardoise de l’association. L’opportunité aussi de constater comment se projettent les élèves gardois par rapport aux profonds bouleversements que connaissent nos modes alimentaires depuis 50 ans.

Qu’est-ce qu’une protéine de haute qualité ?

Qu’est-ce qu’une protéine de haute qualité ?

Questions de forme – Publié le 3 novembre 2018
@iStock

Selon la science, certaines sources de protéines sont meilleures que d’autres. Voici comment savoir si une protéine est ou non de haute qualité. Vous avez probablement entendu dire que pour une bonne alimentation, il faut une bonne dose de protéines, ce qui est vrai. Et contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas seulement le principal élément constitutif des muscles.

Les protéines, un large spectre d’actions

Les protéines sont également essentielles pour maintenir un système immunitaire fort, les os, les tendons et sont en charge de nombreuses réactions métaboliques. Il existe également une relation claire entre les protéines et la perte de poids. Mais toutes les protéines ne sont pas égales en terme de qualité. Et la distinction entre une protéine de haute ou de basse qualité peut être difficile à faire et mérite toute notre attention.

Sources de protéines de haute qualité

Si vous voulez juste une liste de sources de protéines de haute qualité, ne cherchez pas plus loin, nous l’avons établie :

  • Produits laitiers; lait, poudres de lactosérum, fromage et fromage blanc, yaourt
  • Œufs
  • Fruits de mer et poisson
  • Boeuf
  • Poulet
  • Bison
  • Porc
  • Protéine de pois
  • Soja
  • Haricots et riz
  • Poudres de protéines végétaliennes diverses

Toutes les protéines ne sont pas égales en qualité

Vous remarquerez peut-être que la majorité des options de haute qualité proviennent de sources animales, nous allons en expliquer la raison. Mais que les végétariens se rassurent : vous pouvez trouver toutes les protéines dont vous avez besoin sans consommer de produits issus d’animaux. Nous allons également vous détailler comment.

Qu’est-ce qui fait la haute qualité d’une protéine ?

La qualité d’une protéine dépend de trois facteurs :

  1. La digestibilité, soit la capacité du corps à la décomposer
  2. Sa teneur en acides aminés
  3. La disponibilité des acides aminés qui en résulte pour soutenir la fonction métabolique.

Le processus de digestion de toute nourriture commence normalement dans la bouche lors de la mastication. Mais la protéine est unique parmi les trois principaux macronutriments, car sa digestion commence véritablement dans l’estomac et se poursuit dans l’intestin grêle. Dans ces organes, les sucs digestifs acides, les enzymes puissantes et d’autres composants décomposent complètement les protéines intactes en de plus petites chaînes d’acides aminés, éléments constitutifs des protéines. Avant qu’une chaîne puisse être absorbée dans la circulation sanguine, elle doit être raccourcie en acides aminés individuels. C’est uniquement une fois que ces acides aminés atteignent la circulation sanguine qu’ils peuvent être transportés dans les tissus et rassemblés en protéines plus grandes dont le corps a besoin. Ils peuvent également être conservés pendant une courte période avec d’autres acides aminés dans ce que l’on appelle un pool d’acides aminés. Le corps peut se tourner vers ce pool et prendre les acides aminés dont il a besoin pour créer une plus grande molécule de protéines nécessaire à une fonction ou à une autre, et laisser en suspens ce dont il n’a pas besoin pour le moment.

La qualité prime sur la quantité

Bien que le processus puisse sembler simple, il n’en est rien. Et comme beaucoup de processus dans le corps, rien n’est parfait à 100%. En d’autres termes, moins de 100% des protéines que vous consommez seront digérées, absorbées et utilisées. Les scientifiques peuvent mesurer la digestibilité d’une protéine en laboratoire en surveillant l’absorption et l’excrétion de l’azote. (Les protéines sont le seul macronutriment contenant de l’azote, c’est pourquoi cela fonctionne.) Les résultats de ce test produisent généralement un score de digestibilité. Les protéines hautement digestibles reçoivent des scores proches de 100%. Les scores inférieurs sont moins digestes. Si vous deviez consommer une protéine avec un score de digestibilité de 90%, alors pour chaque 10g consommé, vous absorberiez 9g et excréterez 1g. En général, les protéines animales – telles que les produits laitiers, les œufs et la viande – obtiennent d’excellents résultats. Les protéines végétariennes ont généralement un score inférieur. Mais il y a un autre hic dans le processus. La capacité de votre corps à absorber les nutriments par rapport à ses besoins réels ne sont pas toujours en phase.

Acides aminés: Que contiennent vos protéines ?

Chaque source de protéine a un profil d’acides aminés différent. Ces acides aminés – ou les composants qui deviendront une protéine lorsque vous la digérerez – déterminent si une protéine est de haute qualité ou non. Votre corps peut produire de nombreux acides aminés par lui-même. Mais il y en a que l’on ne peut pas créer :

  • histidine
  • isoleucine
  • leucine
  • lysine
  • méthionine
  • phénylalanine
  • thréonine
  • tryptophane
  • valine

Ce sont les « acides aminés essentiels » qu’il ne faut pas négliger dans l’alimentation. Tout aliment contenant les neuf acides aminés essentiels est appelé «protéine complète».

Pourquoi les protéines animales sont-elles une valeur sûre ?

Les sources de protéines animales imitent la composition protéique des tissus humains. C’est pourquoi la viande offre naturellement un mélange hautement utilisable d’acides aminés, y compris les neuf acides aminés essentiels (à quelques exceptions près). En conséquence, les humains peuvent utiliser les protéines d’une source animale de manière très efficace. Les protéines animales proviennent des sources courantes telles que le bœuf, le porc, le poulet, les œufs, le poisson ou encore le lait. Toutes ces sources de protéines de haute qualité sont hautement biodisponibles (votre corps peut les utiliser facilement).

Presque toutes les protéines animales sont hautement biodisponibles

Cela signifie que votre corps peut les utiliser plus facilement. Cela comprend les produits laitiers, qui fournissent une grande quantité d’acides aminés ainsi qu’une grande quantité de leucine. Il n’est donc pas surprenant que des études impliquant des utilisateurs chroniques aient constaté que la consommation de protéines à base de lait après un exercice de résistance favorise la synthèse des protéines musculaires, produisant plus de muscles et moins de graisse. Alors que les bouillons d’os sont populaires pour leur potentiel pour la santé des articulations et d’autres fonctions tissulaires dans le corps, la protéine de collagène est divisée en seulement 3 acides aminés (glycine, proline et hydroxyproline) tout en étant assez dépourvue des autres acides aminés essentiels. Les bouillons d’os peuvent avoir des effets bénéfiques sur la santé, mais ils ne vont pas aider seuls à renforcer les muscles ou à réduire la graisse (ou à satisfaire les besoins en acides aminés de votre corps, sauf si vous y ajoutez du poulet ou du bœuf).

Qu’en est-il des protéines végétales de haute qualité ?

La protéine de pois est de meilleure qualité que la plupart des autres produits. Elle a de plus en plus d’amateurs, même chez les sportifs. À l’inverse, la plupart des sources végétales (mais pas toutes) ont un profil d’acides aminés très différent de celui des humains. De nombreuses protéines végétales contiennent peu d’acides aminés essentiels, en particulier la leucine. Il est important de noter que la leucine joue un rôle essentiel dans la synthèse des protéines musculaires, qui est essentielle pour la construction et la réparation des tissus musculaires. Les grandes exceptions sont le soja et certaines sources de protéines de pois (comme l’isolat de protéines de pois). Ces sources végétariennes contiennent tous ou presque tous les acides aminés essentiels dont vous avez besoin.

En dehors de ces sources, la plupart des protéines d’origine végétale ne sont pas complètes. Donc, consommer une seule source de protéines végétales ne peut pas soutenir la croissance et le maintien du corps. Mais il existe une solution simple. Si vous combinez différentes sources de protéines végétales, vous pouvez recevoir des quantités suffisantes des neuf acides aminés essentiels. Des exemples de protéines complémentaires comprennent la combinaison de légumineuses et de céréales, comme les haricots rouges et le riz, ou légumes et légumineuses comme dans une soupe de légumes aux 9 haricots par exemple.

En consommant des protéines complémentaires, vous pouvez obtenir une protéine complète

Vous n’avez pas à le faire lors du même repas. Votre corps stockera les acides aminés au fur et à mesure qu’ils sont consommés, puis fera la synthèse des protéines en fonction des besoins en piochant dans les réserves. Donc, même si vous avez consommé du riz au petit-déjeuner et des haricots au dîner, vous êtes couverts. Mais il faut savoir qu’il faut manger plus de protéines d’origine végétale pour obtenir la quantité équivalente d’acides aminés que l’on tire d’une plus petite quantité de protéines animales.

Il suffit de trouver l’équilibre

La quantité exacte de protéines dont vous avez besoin dépendra de la qualité de la protéine que vous mangez. Si vous consommez beaucoup de protéines d’origine végétale ou tirez vos protéines exclusivement des plantes, vous devrez peut-être augmenter votre apport quotidien total en protéines pour compenser la moindre qualité des protéines.
Si vous êtes végétarien ou végétalien, mangez un mélange varié d’aliments et intéressez-vous de près aux profils d’acides aminés des aliments que vous mangez afin de ne pas passer à côté de vos besoins !

 

Quelle alimentation adopter pour un microbiote en bonne santé ?

Quelle alimentation adopter pour un microbiote en bonne santé ?

Ecrit par  Aurélie Boetsch |  22/03/2018

Notre microbiote intestinal joue un rôle très important dans le fonctionnement de notre organisme : digestion, défense contre les bactéries pathogènes, synthèse de vitamines…. Mais comment garder une flore intestinale en bonne santé ? De quelle manière l’entretenir ? Et comment s’alimenter en cas de flore intestinale déséquilibrée ? Aurélie Boetsch, Diététicienne & Experte DocteurBonneBouffe.com en micro-nutrition, nous donne quelques conseils pour bien alimenter son microbiote.

Microbiote intestinal et alimentation : comment garder une flore intestinale en bonne santé ?

Les 2 alliés de notre microbiote

Lorsque l’on parle de microbiote, on se doit de parler de probiotiques et de prébiotiques. Ce sont eux qui permettent de moduler, chacun à leur manière, toute cette population microscopique. Mais qu’est-ce que c’est et pourquoi sont-ils importants pour notre flore ?

#1 Les probiotiques

Les probiotiques sont des bactéries vivantes qui, consommées en quantité adéquate, apportent un bénéfice à leur hôte (donc nous dans le cas présent). Ces bactéries sont inoffensives et il en existe différentes souches répondant chacune à un bénéfice santé différent.

Où les trouve-t-on ? Pas besoin de les chercher bien loin, plusieurs aliments/plats traditionnels contiennent naturellement des probiotiques. C’est le cas de la choucroute, la crème fraîche, le pain au levain, le saucisson, la soupe miso… Dans ces plats intervient le processus de fermentation, méthode permettant la conservation d’aliments par le biais de bactéries.

#2 Les prébiotiques

Les prébiotiques sont les aliments des probiotiques (avec un « o »). Ce sont ces fibres non digestibles permettant de stimuler la croissance et l’activité des bactéries. Si nos bactéries sont bien nourries, elles seront plus efficaces.

Actuellement, notre consommation en fibres est insuffisante, c’est pourquoi il est indispensable d’y prêter attention. Si c’est votre cas, lisez nos 7 conseils pour manger plus de fibres. Attention toutefois à ne pas les consommer en trop grande quantité si vous n’en avez pas l’habitude, elles pourraient causer quelques désagréments (pour ne pas dire des ballonnements voir des gaz…).

Comment bien nourrir mon microbiote ?

Notre régime alimentaire influence de manière importante la qualité de notre microbiote. Alors comment faire en pratique ?

Prendre soin de son microbiote, c’est prendre soin de cette cohabitation avec nos bactéries et cela passe par notre assiette, on parle de nutrition préventive. Notre alimentation moderne bien souvent trop riche en sucres, en graisses et en protéines impacte directement nos bactéries. La correction de l’alimentation et de notre hygiène de vie est une première étape permettant de restructurer notre microbiote. Voici quelques conseils :

Conseils concernant l’hygiène de vie :

#1 Mastiquez !

Conseil basique me direz-vous, mais oh combien important !! La digestion commence dès la première bouchée alors prenez le temps de manger et de bien mastiquer.

#2 Hydratez-vous

Hydratez-vous suffisamment en journée. Pensez à boire même si vous n’avez pas soif, vous aiderez ainsi le travail de votre transit.

#3 Faites du sport

Pratiquez une activité physique douce mais régulière. La régularité prime sur l’effort. En effet, il est préférable de pratiquer une activité régulièrement (30min de marche / jour par exemple) plutôt que d’effectuer un violent effort physique qui a tendance à déséquilibrer la flore. De plus, l’activité physique permet une bonne gestion du stress (très mauvais pour notre microbiote).

Conseils concernant l’alimentation :

#1 Consommez des fibres !

Consommer plus d’aliments sources de fibres alimentaires (les fameux « prébiotiques » cités plus haut) est une des préconisations les plus importantes pour soigner sa flore intestinale au niveau alimentaire. Ainsi, il est conseillé d’intégrer aussi souvent que possible dans son alimentation :

  • les fruits : en particulier fruit de la passion, banane, fruits rouges (framboise, fraise, groseille, cassis)…
  • les légumes : notamment ceux riches en fibres (asperge, artichaut, poireau, ail, oignon, petits pois, choux…)
  • les céréales complètes : flocon d’avoine, son de blé, pain complet, riz
  • les légumineuses : lentille, pois chiche, haricot blanc, flageolet, pois cassé
  • les fruits oléagineux : amande avec la peau, noix de Macadamia, pistache, olive, noix du Brésil, noisette
  • les fruits secs : abricot sec, pruneau séché, datte séchée

#2 Privilégiez les cuissons douces

Deuxième conseil pour bien nourrir sa flore intestinale : privilégier la cuisson vapeur qui améliore la digestibilité des fibres.

#3 Mangez des aliments fermentés

Intégrer des aliments fermentés apportant les probiotiques permet de bien entretenir son microbiote : choucroute, pain au levain, jus lactofermentés, yaourts, kéfir, fromages fermentés… Faites-vous plaisir en les intégrant dans votre alimentation. Voici 7 aliments fermentés qui feront du bien à votre microbiote.

#3 Choisissez les bonnes matières grasses

Privilégiez les huiles vierges de première pression à froid,  crues de préférence et que vous pourrez varier : huiles de cameline, de noix, de colza, de lin… Tout comme les poissons gras (saumon, thon, sardine, maquereau), ils sont intéressants pour leur richesse en oméga 3 qui jouerait un rôle important dans la composition et l’activité métabolique du microbiote.

#4 Consommez des aliments riches en glutamine

Favoriser les aliments contenant de la glutamine, un acide aminé permettant de restaurer la barrière intestinale, présent notamment dans le poisson, les œufs, les produits laitiers, les choux, le persil…

#5 Consommez des herbes et des épices

Les herbes et épices sont très intéressantes pour notre flore intestinale. D’une part, elles sont riches en fibres. De plus, elles sont riches en antioxydants. Enfin, certaines épices modulent la flore intestinale en réduisant le nombre de certaines bactéries pathogènes (ex. : salmonelles). C’est notamment le cas du poivre noir et du curcuma.

#6 Privilégiez l’alimentation « naturelle »

Réduisez la consommation de plats industriels : certes pratiques, les plats industriels sont surtout très (pour ne pas dire trop) riches en sel, en sucre et en graisses de mauvaise qualité.

#7 Limitez le sucre

Limitez votre consommation de sucre industriel raffiné mais aussi d’édulcorants chimiques qui déséquilibrent la flore intestinale au profit de champignons nocifs (levures) du genre Candida Albicans.

#8 Limitez l’alcool ou encore les viandes

L’alcool a également tendance à déséquilibrer la flore intestinale, c’est pourquoi il est conseillé d’en consommer avec modération.

C’est le cas également pour la viande, le café, les produits laitiers autres que fermentés ou encore les boissons gazeuses.

Le petit mot de DocteurBonneBouffe.com

Le microbiote, ce monde immensément petit avec lequel nous cohabitons ne cesse de nous étonner et la symbiose homme-microbiote est essentielle pour notre santé et notre bien-être. Les études en cours dévoilent son importance et ce, dans de nombreux domaines. Alors… affaire à suivre !

Aurélie BoetschDiététicienne exerçant en libéral dans le Haut-Rhin, Aurélie Boetsch est notre experte en micro-nutrition. Gourmande et fan de cuisine, elle adore photographier ses petits plats afin de partager ses recettes et l’envie de manger sainement et équilibré en toute simplicité !

Source : DocteurBonneBouffe.com, le blog de nutrition et santé version fun. Accédez à l’article entier en cliquant ici : https://docteurbonnebouffe.com/microbiote-intestinal-alimentation/?fbclid=IwAR3W0LNC3lz01CFC_egWSEJG11iEGcyBne0A1gMr2c4-wXLcaUzjOvpRasM

Edulcorants : majoration de la glycémie via une modification du microbiome

Edulcorants : majoration de la glycémie via une modification du microbiome

Dr Isabelle Catala – Medscape.com – Publié le 11 octobre 2018

https://francais.medscape.com/voirarticle/3604481

Berlin, Allemagne–Consommer pendant 2 semaines un régime alimentaire supplémenté en édulcorants majore de 20 % l’absorption de glucose, de 24 % la glycémie et diminue de 34 % la sécrétion de GLP-1 en réponse à une charge en glucose, selon les résultats d’une étude australienne présentée à l’occasion de l’EASD 2017. Un an plus tard, à l’EASD 2018, l’auteur principal de ce travail, le Dr Richard Young (Adelaïde, Australie) présente des éléments d’explications. « Cet effet pourrait être lié, en partie, à une modification du microbiome avec une surreprésentation des pathogènes opportunistes et une diminution des bactéries à métabolisme fermentaire ce qui pourraient entrainer une modification des voies métaboliques de l’absorption du glucose », a-t-il expliqué.

Cet effet pourrait être lié, en partie, à une modification du microbiome
Dr Richard Young

Effet à long terme

Ce n’est pas la première fois qu’un lien entre dysglycémie et consommation d’édulcorants est évoqué. En effet, la consommation chronique de « faux sucres » est associée à un mauvais contrôle glycémique et une majoration de l’HbA1c (0,4 % pour 1 à 29 canettes par mois et 0,8 % pour 30 à 59 canettes). « Jusqu’à présent, l’effet subaigu de la consommation d’édulcorants n’a jamais été étudié. C’est pour cette raison que nous avons choisi de mettre en place, sur une population de volontaires sains de poids normal et sans intolérance au glucose, une étude sur l’impact d’une consommation quotidienne « usuelle » pendant 2 semaines d’édulcorants : 92 mg de sucralose et 52 mg d’acésulfame-K, correspondant à 1,2 l de boisson édulcorée quotidiennement ou une canette par repas », explique le Dr Young.

Absorption du glucose et glycémie

Des volontaires, âgés en moyenne de 33 ans, des deux sexes, caucasiens en majorité, de BMI et de glycémie normale à jeun, ont été randomisés pour recevoir un placebo (n=16) ou une capsule d’édulcorants trois fois par jour, soit l’équivalent d’1, 2 à 1,5 L de boisson light (n=17). La capsule « active » renfermait 92 mg de sucralose et 52 mg d’acésulfame K. Le traitement a été poursuivi durant 15 jours.  A l’issue des deux semaines de supplémentation, les investigateurs ont introduit dans la partie haute du duodénum des volontaires, par le biais d’une sonde gastrique, une quantité de 30 g de glucose marqué et ils ont analysé pendant 120 minutes la glycémie, les hormones plasmatiques (insulinémie, GLP-1) et la composition du microbiome intestinal.

« L’analyse de la glycémie post-charge en glucose a montré une divergence des courbes entre les témoins et les volontaires sous édulcorants dès la première heure après administration avec une différence s’établissant à 24 % à 120 minutes. La sécrétion de GLP-1 a pour sa part été minorée de 34 % chez les personnes supplémentées par rapport aux témoins », analyse le Dr Young.

Équilibre bactéries à fermentation et pathogènes

L’une des pistes qu’ont suivie les investigateurs australiens pour expliquer cette différence est en lien avec la composition du microbiome, un axe de recherche qui a déjà montré des premiers résultats en 2014 dans la revue Nature. Dans cette nouvelle étude, la composition du microbiome a aussi été modifiée en fonction de la prise ou non d’édulcorants. Parmi les bactéries dont la concentration a baissé chez les personnes sous édulcorants, le Dr Young a cité Eubacterium rectale, Eubacterium cylindroides, deux bactéries considérées comme non pathogènes. Les échantillons de selles sous édulcorants étaient par ailleurs moins riches en bactéries à fermentation (Bifidobacterium, Lactobacillis et Bacteroides) et en Butyrivibrio (dont la concentration est liée à la production de GLP-1). A l’inverse, le taux de 11 pathogènes opportunistes a augmenté (dont Klebsiella, Porphyromonas et Finegoldia), or les protéines produites par ces pathogènes pourraient interférer avec voies d’absorption de glucose.  

A l’occasion d’une discussion sur l’étude, le Dr Ellen Blaak (Maastricht, Pays-Bas) a souligné « qu’il aurait été instructif de choisir aussi un placebo sucré pour mieux apprécier la différence de réponse à la charge en glucose ». Et, le Dr Young a ajouté qu’une « telle étude chez des patients diabétiques particulièrement consommateurs de boissons édulcorées pourrait être très informative ».

Les échantillons de selles sous édulcorants étaient moins riches en bactéries à fermentation. A l’inverse, le taux de 11 pathogènes opportunistes a augmenté
Dr Richard Young