Chirurgie bariatrique : Elle prévient aussi le risque de cancer de l’utérus

Chirurgie bariatrique : Elle prévient aussi le risque de cancer de l’utérus

Équipe de rédaction Santélog – Publié le : Déc 4, 2018

 

On connait le lien entre l’obésité et le risque de certains cancers, dont les cancers féminins. On sait aussi qu’une perte de poids par régime de restriction calorique peut inverser ce risque. Cette étude de l’Université de Manchester nous apprend que cet effet est également constaté avec la chirurgie de perte de poids. Ainsi, chez les femmes obèses, la chirurgie bariatrique prévient le cancer de l’utérus. Un bénéfice de la chirurgie de perte de poids, encore un, à ajouter à ceux mieux documentés sur le métabolisme et notamment contre le risque de diabète ou encore de maladies cardiaques.

Les médecins savent depuis longtemps que l’obésité est un facteur majeur de cancer de l’utérus. Cependant, jusqu’à présent, l’effet de la perte de poids sur les modifications précancéreuses de l’utérus est resté relativement peu étudié, en particulier lorsque cette perte de poids est obtenue par chirurgie.

L’étude menée auprès de 72 patientes à IMC > 50 (obésité morbide +++) ayant subi une chirurgie par sleeve gastrectomie ou une chirurgie de pontage gastrique (bypass) révèle, par biopsie de l’utérus, que le tissu précancéreux situé au niveau du ventre est redevenu un tissu normal et sain après la perte de poids.

  • Sur les 72 participantes, 4 ont développé un cancer de l’utérus, traité par hystérectomie ;
  • chez 6 autres patientes ont été signalées une hyperplasie de l’endomètre atypique avec lésion précancéreuse (prolifération excessive de cellules dans l’utérus) ;
  • chez ces 6 patientes atteintes d’hyperplasie de l’endomètre,
    • 3 ne présentent plus aucun signe de cette lésion lorsqu’elles sont testées 8 semaines plus tard, après une perte d’environ 3 kilos,
    • et sur les 3 autres traités avec un stérilet Mirena libérant de la progestérone dans l’utérus, 2 se révèlent indemnes de la maladie 6 mois plus tard.
    • Des contrôles menés tous les 6 mois durant 4 ans révèlent que le tissu précancéreux ne « récidive » pas chez ces 5 femmes. La dernière participante a subi une hystérectomie.
  • Enfin, les 62 patientes restantes présentant un tissu utérin normal au moment de la chirurgie de perte de poids avec, néanmoins, un fort risque d’anomalie, notamment un taux de croissance cellulaire élevé, des voies cancérigènes activées et des voies anticancéreuses éteintes, voient ce risque et ses marqueurs inversés, à 1 an et après une perte d’environ 7 kilos.

La chirurgie de l’obésité peut, ainsi, inverser les modifications précancéreuses des tissus : l’auteur principal, le Dr Emma Crosbie, maître de conférences clinique à l’Université de Manchester résume : « Nous savons que les femmes super obèses courent un risque beaucoup plus élevé de cancer de l’utérus que les femmes de poids normal. Mais nous ne nous attendions pas à ce qu’une proportion aussi élevée de femmes risque un cancer de l’utérus et un pré-cancer dont elles ignorent l’existence. Grâce à cette étude, nous savons maintenant qu’aider les femmes obèses à perdre du poids, y compris par chirurgie, peut inverser les modifications précancéreuses des tissus ».

Un point important, car perdre du poids en suivant un régime peut être très difficile pour ces patientes atteintes d’obésité morbide et le maintien du poids est également un défi. Les femmes ménopausées obèses produisent des œstrogènes à partir de leurs réserves de graisse. Mais comme elles n’ovulent plus, le manque de progestérone permet aux cellules de l’utérus de se développer – ce qui augmente le risque de cancer.

Il reste à « faire plus vite » : « De nombreux patients attendent jusqu’à 2 ans leur chirurgie bariatrique. Chez ces patientes atteintes d’obésité morbide, accélérer le processus pourrait permettre, sans aucun doute, de sauver des vies ».

Source: International Journal of Cancer  05 October 2018 DOI : 10.1002/ijc.31913 The impact of obesity and bariatric surgery on circulating and tissue biomarkers of endometrial cancer risk

 

Obésité : Elle favorise le risque de cancer colorectal précoce

Obésité : Elle favorise le risque de cancer colorectal précoce

Équipe de rédaction Santélog – Publié le : Nov 18, 2018

L’obésité liée à un risque accru de cancer colorectal à un stade précoce, c’est ce que souligne cette étude de l’Université de Washington : ses conclusions, présentées dans le Jama Oncology estiment jusqu’à multiplié par 2 le risque de cancer colorectal avant l’âge de 50 ans, chez les femmes en surpoids ou obèses. Une raison complémentaire s’il en fallait pour maintenir un indice de masse corporelle (IMC) dans la norme.

 

L’incidence du cancer colorectal augmente, son taux de décès associé diminue régulièrement depuis 1980, grâce au dépistage, en particulier par coloscopie. Cependant les cancers du côlon et du rectum augmentent chez les jeunes adultes de 20 à 49 ans. Le cancer colorectal à l’apparition précoce reste cependant relativement rare (environ 8 cas/100.000 personnes), mais comme ces groupes de population ne font pas l’objet d’un dépistage systématique, les cas sont souvent diagnostiqués à un stade avancé de la maladie et sont alors plus difficiles à traiter. Les chercheurs ont estimé qu’environ 22% des cancers colorectaux à début précoce auraient pu être évités si tous les participants avaient eu un IMC normal, c’est-à-dire compris entre 18,5 et 24,9. À l’échelle de la population, cela représente des milliers de cas de cancer colorectal évitables Cette analyse épidémiologique des facteurs de risque de cancer colorectal précoce, c’est-à-dire avant 50 ans, conclut à l’association avec un IMC plus élevé ainsi qu’avec un gain de poids progressif depuis le début de l’âge adulte.

Les chercheurs de l’Université de Washington (St Louis), de la Harvard T.H. Chan School of Public Health, du Brigham and Women’s Hospital et du Massachusetts General Hospital ont émis l’hypothèse que l‘épidémie d’obésité pourrait contribuer en partie à cette charge du cancer colorectal chez les adultes plus jeunes. L’équipe a analysé les données de 85.256 femmes âgées de 25 à 44 ans participant à la cohorte Nurses’ Health Study II, débutée en 1989. Les chercheurs ont pris en compte les données de poids corporel tout au long de la vie, les antécédents familiaux, les résultats d’endoscopie, ainsi que les facteurs de mode de vie relevés tous les 2 à 4 ans. En 2011, 114 cas de cancer colorectal chez des participantes âgées de moins de 50 ans avaient été recensés.

  • Vs un IMC faible (18,5 à 22,9 kg/m2), les femmes dont l’IMC était le plus élevé (> 30) présentent presque 2 fois plus de risque de cancer colorectal précoce.

Des résultats qui soulignent à nouveau l’importance de maintenir un poids santé, dès le début de l’âge adulte, ici pour la prévention du cancer colorectal précoce, conclut Yin Cao, professeur de chirurgie à la Division de Sciences de la santé publique à l’Université de Washington et co-auteur de l’étude.

Quelles implications pour le dépistage ? L’American Cancer Society a récemment révisé l’âge recommandé auquel la plupart des personnes devraient subir une première coloscopie de dépistage. Les nouvelles lignes directrices recommandent un premier dépistage à partir de 45 ans. Cette étude confirme que la donnée « IMC » devrait être prise en compte dans la décision de dépistage précoce.

« Il existe peu de facteurs de risque connus du cancer colorectal précoce », ajoute le Dr Edward Giovannucci, de Harvard : « Si l’âge du dépistage est avancé avant l’âge de 50 ans, l’IMC peut être l’un des facteurs à prendre en compte. Pourtant, l’analyse des coûts et l’analyse risque-bénéfice pour le dépistage précoce devra encore être menée ».

Enfin, les chercheurs soulignent qu’il s’agit d’une étude d’association et il est donc toujours possible que l’IMC vienne se substituer à d’autres facteurs de risque sous-jacents.

Source: Jama Oncology Oct. 11, 2018 doi:10.1001/jamaoncol.2018.4280 Association of obesity with risk of early-onset colorectal cancer among women

 

Une étude met en évidence un lien clair entre ondes téléphoniques et cancer

Une étude met en évidence un lien clair entre ondes téléphoniques et cancer

 

© istock

 

Auteur : Hélène Bour – Santé magazine – Publié le 5 novembre 2018

https://www.santemagazine.fr/actualites/une-etude-met-en-evidence-un-lien-clair-entre-ondes-telephoniques-et-cancer-334789

Une large étude scientifique menée sur des rats suggère qu’il y aurait un lien évident entre usage des téléphones portables et cancer.

L’usage répété des téléphones portables est régulièrement accusé d’entraîner des cancers, notamment au niveau du cerveau. Pour autant, les scientifiques qui travaillent sur ce lien peinent à trouver des preuves suffisantes.

La dernière étude en date est américaine, et a été menée sur une décennie. Menée dans le cadre du National Toxicology Program des États-Unis, cette étude conduite sur des rats a mis en lumière un lien “évident” entre utilisation de la téléphonie mobile et apparition de cancers.

Exposés à des rayonnements radioélectriques semblables à ceux émis par les téléphones mobiles, les rats mâles ont eu un risque plus important de cancer du coeur, de tumeurs au cerveau ainsi qu’aux glandes surrénales. En revanche, les signes de cancer n’étaient pas aussi clairs chez les rongeurs femelles.

Si l’exposition aux radiations des rongeurs était bien au-delà de celle à laquelle nous sommes quotidiennement exposés, les chercheurs estiment l’étude suffisamment bien menée pour affirmer qu’il existe un lien réel entre exposition aux ondes téléphoniques et risque de cancer. Mais comme l’Homme n’est exposé à ces ondes que dans des zones locales du corps (aine lorsqu’on a le téléphone en poche, tête lorsque l’on téléphone), l’effet du téléphone est difficile à reproduire chez l’animal, ici exposé sur tout le corps.

Pour autant, “bien que les niveaux de puissance des expositions soient beaucoup plus élevés que les modèles typiques d’utilisation humaine”, les chercheurs estiment que “les résultats de cette étude restent pertinents pour les expositions actuelles”, notamment lorsque nous sommes exposés aux ondes émises par plusieurs téléphones portables (soit au travail, dans les transports en commun, dans les espaces publics etc.).

Enfin, notons que l’étude a porté sur les signaux sans fil 2G et 3G, encore très souvent utilisés par les téléphones portables malgré l’arrivée de la 4G et de la Wifi.

Rappelons qu’il est possible de choisir son téléphone mobile en fonction des ondes qu’il émet en tenant compte du DAS (Débit d’absorption spécifique) ou SAR, en anglais (Specific absorption rate). La législation française impose depuis 2003 un indice DAS inférieur à 2 W/kg, mais il existe même des portables qui n’émettent pas au-delà de 0,7 W/kg.

Source : The Independent

 

Quand des Bretons empêchent les cellules de mourir

Quand des Bretons empêchent les cellules de mourir

Par Jean-Guillaume Bayard – Pourquoi Docteur – Publié 03.11.2018

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/27327-Quand-Bretons-empechent-cellules-mourir

Des chercheurs bretons travaillent à empêcher la mort des cellules, atteintes par des maladies, grâce à des molécules naturelles ou de synthèse. Des recherches prometteuses qui pourraient permettre de traiter de nombreuses pathologies et de donner une seconde vie aux cellules malades.

 

ClaudioVentrella/iStock

 
Les travaux récents autour des cellules ont donné des résultats très encourageants. La dernière “découverte médicale de l’année” concerne la mise au point d’un traitement cellulaire, appelé Car-T Cells, capable de venir à bout de certains cancers du sang, en stade terminal. Des scientifiques britanniques sont, eux, parvenus à inverser le processus lié au vieillissement des cellules humaines. Un chercheur français estime quant à lui qu’il sera bientôt possible de diagnostiquer et de soigner le cancer en mesurant l’activité électrique de nos cellules.Les travaux des chercheurs bretons visent à empêcher les cellules malades de mourir. “Avec des chercheurs de la station biologique de Roscoff et de l’Inserm de Rennes, nous travaillons sur le projet SeaBeLife“, explique Morgane Rousselot, docteur en biochimie. “Notre axe de recherche est d’empêcher la mort cellulaire. Ce que l’on appelle la necroptose programmée.”

Les cellules seraient alors sauvées par des molécules naturelles ou synthétiques pour permettre aux cellules malades d’avoir une seconde vie. “Nous avons déjà travaillé sur des familles de molécules naturelles ou de synthèse qui sont capables de déprogrammer la mort cellulaire, poursuit Claire Delehouze, ingénieure en biotechnologie. “Le processus de mort cellulaire étant stoppé, les cellules vont pouvoir de nouveau se régénérer et se développer.”

Le traitement des insuffisances hépatiques aiguës comme point de départ

Pour valider ces travaux, les chercheurs s’intéressent aux insuffisances hépatiques aiguës qui se caractérisent justement par la destruction des cellules du foie. “Le même principe pourrait être appliqué aux maladies neuro-dégénératives mais aussi à des pathologies cardiaques”, ajoute Claire Delehouze.

En décembre dernier, Naomi Musenga, une jeune femme de 22 ans, est décédée des suites d’une intoxication au paracétamol. Ses cellules se sont alors détruites, empêchant de la sauver. “Le paracétamol a détruit ses cellules hépatiques”, explique Claire Delehouze. “Elle a été victime d’une insuffisance hépatique aiguë qui est fatale dans 25 % des cas. Une des seules solutions aurait été une greffe du foie en urgence.”

Une startup en 2019

SeaBeLife Biotech, c’est le nom de la future startup, implantée à Roscoff en Bretagne, que les scientifiques souhaitent créer pour développer leurs recherches, avec le soutien de la BPO (Banque populaire de l’Ouest). Cette dernière leur a attribué 10 000€, dans le cadre de sa fondation et de ses projets de futur. La startup est prévue pour voir le jour en 2019.

Des fonds qui, accompagnés d’autres financements, devraient permettre d’entamer les premiers essais sur les animaux début 2019. Des tests, s’ils s’avèrent concluant, qui pourraient permettre la commercialisation d’un médicament.

Les CAR-T cells, le traitement révolutionnaire contre des cancers du sang

Les CAR-T cells, le traitement révolutionnaire contre des cancers du sang

La thérapie génique CAR-T cells vient d’être testée avec succès en France. Laurent Schmitt
Florence Méréo| Le Parisien – Publié le 09 août 2018,

Les CAR-T cells permettent de traiter certains cancers du sang en modifiant génétiquement les cellules du patient. Deux hôpitaux parisiens ont été labellisés pour développer ces médicaments révolutionnaires.

Une armée de soldats, génétiquement modifiés, livrant une bataille sans merci. La scène est horrifiante. Mais si la cible est le cancer, si les armes reprogrammées sont des cellules tueuses de tumeurs, cela devient « la découverte de l’année », selon les propres termes de la puissante association américaine de cancérologie ASCO. Cette nouvelle guerre, c’est celle des CAR-T cells, une thérapie qui consiste à modifier en laboratoire les lymphocytes T du malade afin de les munir d’un récepteur (le CAR) capable de traquer les vilains crabes.

« On se sert du système immunitaire pour fabriquer un médicament sur-mesure », s’enthousiasme, comme tous ses collègues, le docteur Sophie Bernard, onco-hématologue à l’hôpital parisien Saint-Louis. Et pour cause : contre certains cancers du sang -leucémies aiguës, lymphomes (B)- réfractaires aux traitements traditionnels, il s’agit d’une révolution. Les résultats sont particulièrement extraordinaires dans les rechutes de leucémie chez l’enfant, avec des taux de rémission de plus de 80 %.

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À ce jour, en France, seule une trentaine de petits et grands patients ont été traités par CAR-T cells dans le cadre d’essais cliniques. Mais, très bonne nouvelle au cœur de la torpeur estivale, les troupes se regonflent ! L’ANSM, le gendarme du médicament, vient d’accorder à deux laboratoires (Gilead/Kite et Novartis) des autorisations temporaires d’utilisation (ATU). En clair, en attendant la mise sur le marché et les négociations serrées face au coût exorbitant des traitements, un accès bien plus large à cette immunothérapie 2.0 va être possible.

Éviter des traitements lourds

Marie en a bénéficié. Dans quelques jours, ce sera au tour de trois autres patients. En prime, le positionnement de la France comme véritable acteur de la recherche. L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) nous l’annonce : les établissements parisiens Saint-Louis et Robert-Debré viennent d’être labellisés parmi les tout premiers en Europe « centres experts pour le traitement par cellules CAR-T ».

« Nous allons de surprises en surprises… » Cet engouement est d’autant plus touchant qu’il émane du professeur André Baruchel, le chef du service d’hématologie qui soigne les enfants à l’hôpital Robert-Debré. Chaque année, l’agressive leucémie aiguë lymphoblastique touche 400 nouveaux enfants et ados. Pour la plupart, elle se guérit bien. Pour les autres, les CAR-T éclaircissent un sombre horizon. « On a traité la toute première enfant en juin 2016. Elle va très bien, reprend-il. Autre chose, grâce à une seule injection, les CAR-T évitent des traitements barbares et très lourds. »

VIDÉO. Clément, miraculé du cancer grâce au «CAR-T cells»

À l’instant T, les CAR ne concernent donc qu’une toute petite poignée de patients. « Oui, mais elles sont dans une dynamique exponentielle, notamment pour le traitement du lymphome réfractaire, sixième cancer de France chez l’adulte », reprend le docteur Sophie Bernard qui doit prélever de nouveaux malades dans les prochains jours à Saint-Louis.

Le même hôpital s’apprête à accueillir une plateforme de production de « thérapie innovante ». « Elle permettra, souligne l’AP-HP, de fabriquer de nouveaux CAR-T », produits aujourd’hui aux États-Unis. Si les CAR-T cells signifient « récepteurs chimériques », il se pourrait cette fois que la chimère devienne réalité.

Le mot : CART-T-CELLS

Tu peux répéter ? Ça s’écrit comment ? Autant le retenir tout de suite car les CAR-T (prononcer Ti) cells sont bien parties pour entrer dans le vocabulaire de la lutte anti-cancer. Le CAR est en anglais le Chimeric antigen receptor, c’est-à-dire le récepteur antigénique chimérique. Comme l’explique la Ligue contre le cancer, son rôle est « d’éduquer certaines cellules immunitaires du patient, les lymphocytes T, afin qu’elles reconnaissent spécifiquement les cellules (cells) tumorales et s’attaquent à elles ». Les lymphocytes T sont ainsi génétiquement modifiés en laboratoire afin d’être dotés du CAR qui sera injecté au patient.

Les chiffres

  • 35 000 nouveaux cancers du sang ou hémopathies malignes touchent chaque année des adultes, mais aussi des enfants et adolescents.
  • 83 % contre environ 15 % classiquement : c’est le taux de rémission à trois ans des patients, enfants ou jeunes adultes (jusqu’à 25 ans) avec une leucémie aiguë réfractaire au traitement qui ont reçu une injection de CAR-T cells.
  • 40 % de rémission complète 15 mois après le traitement par CAR-T pour des patients atteints d’un lymphome diffus à grandes cellules B réfractaire. Selon un médecin de Saint-Louis, ce taux varie de 5 à 10 % avec une chimio conventionnelle.