Séance de Pilâtes NEMO avec Cathy (08/12/2018)

Séance de Pilâtes NEMO avec Cathy (08/12/2018)

Voilà les photos de ce matin lors de notre séance de pilâtes.

11 personnes ont participé à cette très agréable séance animée par Cathy Castells qui est très appréciée de tout le monde.

Ses explications nous sont très utiles et très appropriées, on ne connait pas assez nos muscles.

Mais Cathy Castells, nous aide, nous soutient, elle s’occupe de tout le monde, merci.

Donc toutes les personnes présentes ce matin ont été ravies, certaines ne connaissaient pas le pilâtes.

Mais cette technique pour muscler en profondeur est vraiment très adaptée pour nous.

Deux autres séances vous sont proposées en décembre :

Samedi 15 décembre à 10h00 à Nimes.

Samedi 22 décembre à 10h00 à Cruviers-Lascours, séance spéciale avec des gros ballons, des swiss ball, je vous en dirais plus au moment voulu.

Mais surtout à la fin de cette séance, Némo vous propose une petite collation de Noel entre nous, notre petite famille associative va fêter Noel avant l’heure.

N’hésitez pas à nous rejoindre, mais dites moi si vous voulez venir, simplement pour connaitre le nombre de gros ballons à amener, merci.

Très bon week end à tout le monde.

Et merci d’être venu ce matin.
Vos efforts vont payés, c’est sur….

 Voir diaporama de la séance :

Sédentarité : pédaler en travaillant à son bureau serait bon pour la santé

Sédentarité : pédaler en travaillant à son bureau serait bon pour la santé

Par Dr Philippe Montereau – Pourquoi Docteur -11 novembre 2018

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/27405-Sedentarite-pedaler-travaillant-bureau-serait-bon-sante

UMass Amherst/Catrine Tudor-Locke

L’avènement du bureau à pédales n’est pas loin si on en croit une étude qui montre son intérêt contre la sédentarité, l’obésité, la résistance à l’insuline, voire le diabète de type 2. D’autant qu’il maintiendrait intactes les capacités professionnelles.

Capitaine de pédalo, ce ne serait pas si mauvais pour la santé ! Une étude réalisée par des kinésiologues montre que pédaler à un bureau, tout en effectuant ses tâches professionnelles en restant assis, améliore le métabolisme et la régulation des sucres. Les chercheurs constatent que les niveaux d’insuline après un repas test sont plus bas lorsque les travailleurs sédentaires sont installés sur un bureau à pédales par rapport à ceux qui sont installé à un bureau standard.

Cela signifie que, grâce à l’effet bénéfique de l’exercice musculaire sur les taux de sucre dans le sang, le pancréas et le corps ont besoin de fournir moins d’efforts pour réguler le métabolisme du sucre, ce qui est bénéfique vis-à-vis du risque de diabète de type 2. Dans le même temps, travailler en pédalant ne semble pas réduire les aptitudes professionnelles. Les résultats sont publiés dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercise.

Intérêt du bureau à pédales

Les chercheurs concluent que les bureaux à pédale « pourraient potentiellement permettre d’atteindre les objectifs de santé publique, en même temps que les objectifs professionnels dans un environnement de travail sédentaire ». Ils soulignent que l’inactivité physique et les environnements de travail sédentaires sont associés à des fréquences plus élevées d’obésité, de diabète et de maladies cardiaques, par le biais de la résistance à l’insuline et d’autres désordres métaboliques.

Le Pr Chipkin est un endocrinologue qui étudie l’impact de l’activité physique et des médicaments sur la sensibilité à l’insuline et le métabolisme des muscles squelettiques, à la faculté de de UMass Amherst. Il explique qu’au lieu d’aborder le problème de la sédentarité professionnelle en essayant de faire de l’activité intermittente une routine de travail, ce qui est actuellement conseillé, « il a choisi d’intégrer l’activité physique dans la journée de travail ».

Il a estimé que les solutions de lutte actuellement disponibles contre la sédentarité au bureau (bureaux debout et bureaux avec tapis de course) ne sont pas utilisables en pratique sur des journées entières de travail et peuvent même provoquer des problèmes, par exemple en restant debout trop longtemps. En revanche, un bureau à pédales peut être utilisé assis, à la propre vitesse de l’utilisateur et pendant le temps choisi par lui.

Un prototype pour une étude pilote

Bien qu’il n’existe actuellement pas de bureaux à pédales sur le marché, Chipkin et ses collègues ont pu utiliser un prototype de Pennington Pedal Desk, co-inventé par la chercheuse en kinésiologie UMass Amherst, Catrine Tudor-Locke et co-auteur de l’étude.
Pour ce travail, les chercheurs ont recruté 12 employés de bureau sédentaires à temps plein en surpoids ou obèses, six hommes et six femmes, et les ont étudiés dans deux situations, soit pédalant à un rythme choisi par eux-mêmes pendant deux heures sur le bureau à pédales, soit travaillant assis à un bureau traditionnel pendant deux heures.

Dans les deux cas, les participants ont effectué des tâches sur ordinateur et ont également été évalués sur l’importance de l’utilisation de la souris, la vitesse et l’exactitude de la frappe au clavier, la compréhension de la lecture, ainsi que les capacités de concentration et d’attention. Les participants ont également fourni des échantillons de sang après un repas test léger pour analyser les réponses métaboliques du glucose, de l’insuline et des acides gras libres, un lien avéré entre obésité, résistance à l’insuline et diabète de type 2.

Un meilleur métabolisme

Chipkin et ses collaborateurs constatent que le travail sédentaire sur un bureau à pédales nécessite beaucoup moins d’insuline pour maintenir les concentrations de glucose à un niveau normal dans le sang par rapport à la station assise à un bureau standard.

« Il a fallu beaucoup moins d’insuline pour conserver le même taux de sucre dans le sang. Cela signifie que le corps ne travaille pas aussi dur pour maintenir les taux de glucose et d’acides gras dans le sang avec un bureau à pédales par rapport à un bureau standard. Du point de vue métabolique, le bureau à pédales semble être utile et, du point de vue professionnel, le travail ne semble pas altéré ». Il n’y a eu aucun changement de la glycémie ou des taux d’acides gras libres, mais ils n’étaient pas attendus chez un groupe de personnes non diabétiques.

Le projet est maintenant d’évaluer l’impact du bureau à pédales sur les personnes sédentaires souffrant de diabète. Je préconise de coupler le pédalier à une dynamo pour l’éclairage du bureau : pas d’effort, pas de lumière… et les Shadocks pompaient, pompaient !

 

Obésité infantile : Des squats et des pompes contre le surpoids

Obésité infantile : Des squats et des pompes contre le surpoids

Équipe de rédaction Santélog – Publié le 28 octobre 2018
Fotolia

Si la tendance actuelle se poursuit, le nombre de jeunes enfants en surpoids, âgés de 5 ans ou moins, pourrait atteindre 70 millions en 2025. Faute d’intervention, ces enfants obèses le resteront vraisemblablement pendant leur enfance, leur adolescence et à l’âge adulte. Cette méta-analyse fait état des progrès des programmes de prévention et de traitement de l’obésité chez les jeunes, en particulier de ceux basés sur des exercices de force et de résistance. Cette analyse de l’Université d’Édimbourg, présentée dans la revue Sports Medicine – Open, conclut en effet que le fait d’encourager les jeunes à faire des exercices basés sur la force (squats, pompes et mouvements rapides) est une des mesures efficaces pour lutter contre l’obésité infantile.

Il s’agit de l’étude la plus complète à ce jour sur l’impact de l’entraînement en résistance sur les jeunes. Cette méta-analyse de 18 essais sélectionnés et publiés entre mai 2016 et juin 2017 dans 7 bases de données et menés dans 8 pays, portant sur l’effet de l’entraînement en résistance sur le statut pondéral des jeunes de 5 à 18 ans a permis de conclure sur 8 résultats liés à l’état du poids.

  • Les effets des exercices de force chez les jeunes apparaissent significatifs sur le % de graisse corporelle et l’importance des plis cutanés ;
  • L’analyse constate également une meilleure contraction et un renforcement musculaire et osseux, qui expliquent la réduction du taux de graisse corporelle ;

De petites réductions (mais non statistiquement significatives) sont également constatées pour

  • le poids corporel,
  • l’IMC,
  • la masse grasse et la masse maigre (en VA),
  • et le tour de taille.

Les résultats suggèrent ainsi l’effet indépendant d’un programme d’exercices de résistance sur le poids chez les jeunes. Les auteurs incitent à d’autres recherches pour étudier l’impact de l’entraînement de résistance chez les jeunes, et l’efficacité de nouveaux programmes d’exercices qui pourraient jouer un rôle non négligeable dans le traitement et la prévention de l’obésité.

« Le traitement, et plus important encore, la prévention de l’obésité chez les enfants est une priorité. Nos résultats soulignent la nécessité de mener des recherches plus solides sur le rôle des exercices basés sur la force pour aider chacun à faire des choix de vie sains ».

Source: Sports Medicine – Open 20 August 2018 DOI : 10.1186/s40798-018-0154-z The effect of resistance training interventions on weight status in youth: a meta-analysis

 

 

La force musculaire peut être améliorée par un programme d’exercice physique après chirurgie bariatrique

La force musculaire peut être améliorée par un programme d’exercice physique après chirurgie bariatrique

Charlène Catalifaud – Le Quotidien du médecin |Publié le 26.10.2018

https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2018/10/26/la-force-musculaire-peut-etre-amelioree-par-un-programme-dexercice-physique-apres-chirurgie-bariatrique_862221

 

S.Toubon

Une équipe AP-HP, INSERM et Sorbonne Université a montré qu’un programme de renforcement musculaire spécifique permet de compenser la perte de force musculaire engendrée par une opération de chirurgie bariatrique. Cette étude, parue dans « Obesity », s’inscrit dans « une volonté d’optimiser le suivi des patients ayant bénéficié d’une telle chirurgie », indique au « Quotidien » le Pr Jean-Michel Oppert (service de nutrition de la Pitié-Salpêtrière), premier auteur de l’étude.

« Si l’importance d’une alimentation équilibrée et de la prévention des carences en vitamines est aujourd’hui bien comprise en post-chirurgie, le rôle de l’activité physique est moins connu », estime le nutritionniste.

Compenser les effets défavorables

La chirurgie bariatrique présente de nombreux bénéfices : perte de poids, diminution des comorbidités, réduction à long terme de la mortalité… Toutefois, « elle entraîne également des effets défavorables, comme la perte de la force musculaire », note le Pr Oppert. Or, une force musculaire satisfaisante est associée à un moindre risque de maladie cardiovasculaire.

Au total, 76 femmes ayant eu recours à un bypass en Y ont été suivies pendant 6 mois. Une population ciblée que le Pr Oppert justifie : « Dans la population générale, l’obésité concerne autant les femmes que les hommes, mais dans les services spécialisés, nous rencontrons surtout des femmes. Par ailleurs, le bypass en Y est l’intervention bariatrique la mieux connue à ce jour, et dont l’efficacité à long terme est bien démontrée. »

Toutes les femmes ont reçu des conseils généraux sur l’alimentation et l’activité physique (suivi standard). Elles ont été randomisées en trois groupes : le premier groupe a eu un suivi standard, le deuxième un apport en protéines de petit lait (sous forme de poudre à diluer) en complément et le troisième un apport en protéines associé à un programme de renforcement musculaire.

Renforcer les principaux groupes musculaires

« Nous n’avons pas étudié l’effet du renforcement musculaire seul, sans apport protéique, car cela n’a pas de sens d’un point de vue physiologique : pour prendre en masse musculaire, il est nécessaire d’avoir un apport protéique suffisant. Les protéines de lait, rapidement absorbées, sont connues pour favoriser l’anabolisme musculaire », précise le Pr Oppert.

Le programme de renforcement, basé principalement sur le renforcement des principaux groupes musculaires, consistait à effectuer 1 h d’exercice trois fois par semaine sous la supervision d’éducateurs sportifs.

Le critère principal de l’étude, le changement de la masse maigre 6 mois après la chirurgie, n’a pas été atteint (p = 0,899), puisque la perte était identique entre les trois groupes.

Toutefois, les femmes ayant suivi l’entraînement ont vu une augmentation de leur force musculaire au niveau des membres inférieurs (de +43 % contre +16 % et +8 % pour le groupe contrôle et le groupe apport protéique respectivement).

La perte de la masse grasse et les capacités aérobie étaient améliorées, mais identiques pour tous les groupes. « Ces résultats témoignent des bénéfices de la chirurgie bariatrique », note le Pr Oppert.

« Il s’agit de premiers résultats à court terme. Nous allons revoir ces patientes à 5 ans pour des analyses à plus long terme et donc à distance de l’opération », conclut le Pr Oppert.

Sport sur ordonnance: Comment donner un second souffle au dispositif peu adopté?

Sport sur ordonnance: Comment donner un second souffle au dispositif peu adopté?

Illustration de yoga. Le sport peut depuis mars 2017 être prescrit par un médecin, problème, il n’est pas remboursé, excepté dans certaines villes ou régions qui financent ce dispositif pour les patients souffrant de maladie chronique. — Pixabay

SPORT SANTÉ La HAS publie ce mercredi des recommandations pour encourager les médecins à prescrire du sport aux patients atteints de maladies chroniques…

Par Ohiana Gabriel – 20 minutes – Publié le 17 octobre 2018

https://www.20minutes.fr/sante/2355371-20181017-sport-ordonnance-comment-donner-second-souffle-dispositif-peu-adopte

  • Depuis mars 2017, les médecins sont encouragés à prescrire pas seulement des médicaments, mais aussi de l’activité physique pour les patients atteints d’une maladie chronique. 
  • Mais depuis sa mise en place, le dispositif peine à convaincre par manque de pédagogie, mais surtout de financement. 
  • A l’occasion de la publication par la HAS de recommandations pour promouvoir la prescription d’activité physique, «20 Minutes» s’interroge sur les pistes pour démocratiser ce dispositif.

« Il ne suffit pas de dire aux gens : bougez », s’agace Alexandre Feltz, généraliste et adjoint au maire de Strasbourg en charge de la santé. Car un an et demi après le lancement du sport sur ordonnance, force est de constater que le dispositif a du mal à trouver son rythme de croisière.

Pour encourager les généralistes à prescrire davantage de sport, la Haute Autorité de Santé (HAS) dévoile ce mercredi un guide accompagné de fiches pratiques adaptées pour six pathologies. Un pas en avant, mais qui pourrait s’avérer insuffisant si une solution n’est pas apportée à la question du financement…

Un bilan mitigé

Depuis mars 2017, les médecins peuvent prescrire des séances de sport adapté à certains patients, atteints d’une maladie chronique. Mais si les divers retours des observateurs sont encourageants, ce dispositif est loin d’être accessible à tous… Une mission flash en janvier 2018, pilotée par le député Belkhir Belhaddad (LREM) avait d’ailleurs dévoilé un bilan très mitigé un an après le lancement du sport sur ordonnance.

« On a environ vingt demandes par jour soit de clubs sportifs, soit des villes, soit des coachs, soit des clients qui posent des questions sur le sport sur ordonnance, souligne Gatien Letartre, de la société TrainMe, qui gère des coachs sportifs notamment spécialisés en sport santé. Mais dans les faits, on a dû accompagner une cinquantaine de personnes sur le sport ordonnance depuis mars 2017, ce qui est très peu. »

Ce qui ne veut pas dire que le sport santé soit resté sur la ligne de départ. Pour preuve : le réseau de villes françaises sport santé sur ordonnance compte aujourd’hui 65 villes. « Chaque mois, de nouvelles maisons de santé, d’associations, de villes s’engagent, assure Alexandre Feltz, qui pilote ce réseau. La dynamique des territoires se poursuit. » Et avec des résultats probants si l’on en croit cet expert. « Partout où on le met en place, les patients et généralistes adhèrent au sport sur ordonnance et on arrive à une vraie dynamique. Les patients vont mieux, respirent mieux, prennent moins de médicaments, du lien social est créé. »

Préciser les bonnes pratiques

Alors, qu’est ce qui pêche ? Tout d’abord, il fallait un effort de pédagogie envers les médecins. Certains médecins regrettaient en effet que ces prescriptions soient chronophage et compliquées. « Il faut remplir un tableau à entrées multiples en fonction de la pathologie, cela gagnerait à être simplifié », avoue Jean-Christophe Calmes, secrétaire général adjoint de MG France et généraliste à Frontignan. La HAS a donc mis au point un mode d’emploi qui précise la démarche à suivre pour six maladies : diabète de type 2, hypertension artérielle, obésité, maladie coronaire stable, accident vasculaire cérébral et broncho pneumopathie chronique obstructive. Autant de pathologies pour lesquelles l’activité physique a des bienfaits prouvés. « Le sport dans le diabète marche mieux que les médicaments, qui font baisser le sucre, mais pas la mortalité ! », s’enthousiasme le Dr Calmes. « Souvent, quand les gens recommencent seuls à faire du sport, ils ne font pas ce qui bon pour leur santé, précise Alexandre Feltz. C’est pour ça qu’il faut les adresser à des coachs ou éducateurs sportifs formés pour vous remettre en mouvement en fonction de vos capacités, mais aussi d’évaluer cette activité physique, en groupe. »

Si les bénéfices de l’activité physique pour les malades comme les bien portants font consensus, beaucoup de médecins ne sont ni formés, ni informés pour savoir quel sport prescrire à qui, à quelle dose… « Environ 5 % des médecins savent prescrire du sport sur ordonnance, il y avait un problème de pédagogie et de connaissance des médecins, donc ces recommandations, c’est une étape importante, mais ça ne veut pas dire que ça va tout débloquer », prévient Gatien Letartre.

Problème du financement

Car comme beaucoup de connaisseurs du dossier, il pointe le manque de moyens. Pour le moment, la Sécurité sociale ne rembourse aucune de ces séances de sport adapté sur ordonnance. « Un patient à la CMU ne va jamais dépenser 30 euros par mois pour s’inscrire à une salle de sport », résume le Dr Calmes. La mesure bénéficie donc à ceux qui ont les moyens de s’adonner à la gym aquatique et autre yoga. Excepté dans certaines villes engagées. « A Strasbourg, le sport sur ordonnance est gratuit un an et on propose un tarif solidaire la deuxième et troisième année, reprend Alexandre Feltz. L’ARS s’engage beaucoup, mais à Douai c’est uniquement la collectivité qui porte le projet. »

Le financement local provoque donc un inégal accès : « ce n’est pas normal qu’à Strasbourg ou Biarritz vous ayez une ordonnance pour une activité physique, alors qu’à Lille, où il n’y a pas de projet, personne n’y ait droit ! »

Comment financer ce dispositif ?

Si un remboursement par la Sécurité sociale semble un peu trop optimiste pour ces experts, d’autres pistes, avec une gradation de coûts, peuvent être explorées. Comme son nom l’indique, le sport santé relève de deux ministères… On pourrait donc imaginer qu’un budget soit sanctuarisé dans les Agences régionales de santé ou du Centre national pour le développement du sport (CNDS, sous la tutelle du ministère des Sports).

« J’avais proposé un forfait : chaque Français en affection longue durée pourrait toucher de 100 ou 150 euros par an pour ce sport santé, comme pour le sevrage tabagique », avance Alexandre Fetlz. Pour Gatien Letartre, c’est du côté des mutuelles qu’il faudrait davantage négocier. « Les mutuelles ont un vrai bénéfice à faire, car le sport coûte moins cher que les médicaments », résume le cofondateur de TrainMe, qui assure que certaines semblent intéressées.

Peut-être que la stratégie nationale du sport santé, prévue pour janvier ou février 2019, apportera des réponses. « Il est nécessaire que la stratégie nationale du sport santé prenne à bras-le-corps la question du financement, il y a beaucoup d’attentes sur ces annonces. »