Quelques études sur la chirurgie bariatrique

Quelques études sur la chirurgie bariatrique

Extraites du MOOC Chirurgie de l’obésité du Pr Patrick Ritz est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 4.0 International

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By-pass gastrique ou sleeve gastrectomie Comment choisir par le Dr Philippe Topart*

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*Clinique de l’Anjou, Angers

Au sein de la progression fulgurante de la chirurgie de l’obésité (plus de 40 000 opérations en France en 2013), la sleeve gastrectomie connaît aujourd’hui assurément la plus grande percée et représente presque 2 fois plus de patients que le by-pass gastrique. À l’évidence, le principe chirurgical plus simple de la sleeve gastrectomie constitue un attrait à la fois pour les patients et pour les chirurgiens. Mais d’autres facteurs sont susceptibles d’expliquer une telle popularité, la sleeve gastrectomie ne comportant pas de court-circuit intestinal, la perspective d’effets secondaires ou la nécessité d’une supplémentation vitaminique exigeante. À l’inverse, la sleeve gastrectomie a démontré une capacité à, du moins initialement, générer une perte de poids rapide et intense. …

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By-pass gastrique ou sleeve gastrectomie Comment choisir DR Philippe Topart

Troubles digestifs après chirurgie bariatrique Incidence diagnostic et prise en charge – Dr Philippe Topart

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Les modifications anatomiques et physiologiques qu’engendrent toutes les procédures chirurgicales (et plus largement instrumentales) qui sont utilisées pour traiter l’obésité sont, de façon bien compréhensible, susceptibles de modifier le fonctionnement digestif. Sont plus particulièrement en cause les procédures les plus complexes telles que le by-pass gastrique et la dérivation bilio-pancréatique. La participation, dans ces chirurgies, d’un court-circuit intestinal avec une malabsorption plus ou moins intense, ne fait que renforcer le risque d’impact sur le transit intestinal, en plus de l’inévitable modification du comportement alimentaire. Ces effets secondaires plus ou moins prononcés peuvent peser dans l’orientation vers telle ou telle procédure et influencer les choix des patients et des professionnels de santé. La survenue de manifestations digestives peut dérouter les patients et poser des problèmes de traitement alors même que la perspective de ces effets secondaires aura pu être négligée dans la discussion pré-opératoire ou, au contraire, exagérément soulignée.

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Troubles digestifs après chirurgie bariatrique Incidence diagnostic et prise en charge – Dr Philippe Topart

 

La dérivation bilio-pancréatique Qu’en est-il aujourd’hui – Dr Philippe Topart

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Si la dérivation bilio-pancréatique (DBP) a été décrite en 1979 par Nicola Scopinaro, la forme qui s’est le plus répandue est la variante avec switch duodenal (DS) développée dix ans plus tard à peu près simultanément par Douglas Hess aux États-Unis et Picard Marceau au Québec. Le concept était de revenir sur un fonctionnement basé sur un raccourcissement de l’intestin grêle, ce qui avait déjà été fait dans les années 1950 avec les courts-circuits jéjuno-iléaux (JIB). Par ailleurs, le but était d’offrir un bon confort alimentaire aux patients, Nicola Scopinaro ayant même développé l’idée d’un estomac ad hoc en fonction de l’appétit de ses patients ! Pour de multiples raisons qui seront développées ensuite, laDBP,quelle que soit sa forme,n’a jamais connu la diffusion du by-pass gastrique et bien sûr de la sleeve gastrectomy, laquelle est directement dérivée du DS sans la composante de court-circuit intestinal. Ces dernières années, la DBP a représenté au niveau mondial environ 2 % de la chirurgie bariatrique.

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La dérivation bilio-pancréatique Qu’en est-il aujourd’hui – DR Philippe Topart

 

Traitement du dumping syndrome par Jocelyne Lijeron – Pr Patrick Ritz*

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* Patrick Ritz est professeur de Nutrition clinique au CHU de Toulouse, enseignant à l’université Paul Sabatier de Toulouse, et pilote le centre intégré de l’obésité, un des 5 centres de référence français. Avec son équipe, il prépare et accompagne des patients à la chirurgie de l’obésité depuis 1999. Il anime le Diplôme Inter-Universitaire de Médecine et de Chirurgie de l’obésité.

 

* Jocelyne Lijeron est diététicienne à l’Hôpital de Rangueil CHU de Toulouse

Le dumping syndrome est une complication classique des chirurgies de réduction de volume de l’estomac, dont le by-pass gastrique. Il est décrit depuis 1913, à une époque où les gastrectomies étaient réalisées pour cancer ou ulcère de l’estomac. Dumping signifie “se vider”, “une chasse”, ici dans le contexte de l’estomac.

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Traitement du dumping syndrome Jocelyne Lijeron – Pr Patrick Ritz

 

Dans le premier mois après la chirurgie de l’obésité. Comment adapter les traitements ? par le Pr Patrick Ritz, Dr Ana Estrade (CHU de Toulouse)

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*Dr Ana Estrade, Endocrinologue à l’Hôpital de Rangueil (CHU de Toulouse)

Le premier mois après la chirurgie de l’obésité, quelle que soit la procédure chirurgicale, se caractérise par de grands changements à la fois nutritionnels et métaboliques. En effet, les patients mangent considérablement moins, et boivent beaucoup moins qu’avant l’opé- ration, du fait de la réduction du volume de l’estomac. Il leur est même conseillé de ne pas boire et manger au cours du même repas. Du point de vue métabolique, la correction de la glycémie, les modifications du volume de dilution des drogues, et parfois la pharmacociné- tique d’absorption de celles-ci rendent les adaptations posologiques nécessaires. Souvent, le patient n’est revu qu’à la fin du premier mois par le chirurgien et la diététicienne, et seu- lement au troisième mois par l’endocrinologue/nutritionniste. Le médecin traitant sera donc en première ligne pour adapter les traitements. Voici quelques règles simples pour cette adaptation.

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Dans le premier mois après la chirurgie de l’obésité Comment adapter les traitements Pr Patrick Ritz, Dr Ana Estrade (CHU de Toulouse)