Ligue contre l’obésité : 50.000 € pour une première maison d’accompagnement

Ligue contre l’obésité : 50.000 € pour une première maison d’accompagnement

Nadira Belkacem – Metropolitain – Publié le 10 décembre 2018

https://e-metropolitain.fr/2018/12/10/ligue-contre-lobesite-50-000-e-premiere-maison-daccompagnement/

 

Créée à Montpellier en 2014 à l’initiative d’un chirurgien du CHU Lapeyronie, David Nocca, et d’une maman d’enfant malade, Agnès Maurin, la Ligue contre l’obésité, association reconnue d’intérêt général, vient de se voir attribuer une subvention de 50. 000 € par la commission sociale et territoriale Retraite du premier Groupe de Protection Sociale de France, Ag2R La Mondiale. Cette somme destinée à la création de la première maison d’accompagnement des personnes en surpoids ou obèses ainsi que de leur famille, permet à l’association de rendre concret l’un de ses vieux projets.  

Ce chèque de 50.000 euros est remis ce lundi au siège de la Ligue contre l’obésité, par Roland Niccolini, directeur régional et de Frédéric Soulié, responsable des activités sociales à David Nocca, président de la Ligue contre l’obésité et professeur de chirurgie bariatrique, ainsi qu’à Agnès Maurin, directrice nationale de la Ligue contre l’obésité.

1,5 milliard le nombre de personnes concernées par un surpoids

En France, les chiffres suggèrent que 26,6 % des hommes et 25,6 % des femmes adultes seront touchés par l’obésité d’ici 2025. Des projections dramatiques lorsque l’on sait que l’obésité est à l’origine, chaque année, de 178’000 décès en France.

Cette maladie que l’on commence à peine à considérer comme une maladie chronique et dont les conséquences à long terme peuvent être mortelles touche aussi bien les adultes que les enfants (5% des enfants sont concernés par l’obésité). Les personnes les plus défavorisées socialement en sont les plus nombreuses victimes.

Dans le monde, l’OMS estime à 1,5 milliard le nombre de personnes concernées par un surpoids et à 500 millions le nombre de personnes concernées par une obésité.

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>> La Ligue contre l’obésité, créée à Montpellier en 2014, est une association reconnue d’intérêt général. Organisme non gouvernemental, elle est composée de patients, d’associations, de professionnels de santé, d’établissements de soins et de toute personne, physique personnes ou morale, souhaitant lutter contre l’obésité et le surpoids. Elle favorise, organise et coordonne toutes les initiatives tendant à lutter contre la maladie obésité et son épidémie.

Elle est présente dans toutes les régions de France au travers de ses antennes départementales. Elle regroupe 60 associations de patients et plus de 9 000 membres en France.

NEMO est affiliée à la Ligue contre l’Obésité.

 

Désactiver ce gène vous permet de manger autant que vous le souhaitez sans prendre de poids

Des scientifiques ont découvert que la modification d’un seul gène, chez la souris, leur permettait de manger autant de nourriture qu’elles le désiraient sans prendre de poids. Bien que cela semble trop beau pour être vrai, les chercheurs affirment que leur découverte pourrait servir de base pour le développement d’un traitement humain dans un avenir proche.

Des scientifiques du Southwestern Medical Center de l’Université du Texas et d’Université Flinders en Australie, ont découvert que le gène unique appelé RCAN1, agit comme un inhibiteur de rétroaction pour tous les processus métaboliques ainsi que pour la production de chaleur corporelle, notamment en empêchant l’activation de l’expression d’UCP1 dans le tissu adipeux blanc.

Après avoir désactivé ce gène chez des souris, les scientifiques ont découvert que ces dernières étaient devenues « immunisées » à la prise de poids induite par le régime alimentaire. Ils ont constaté que leur métabolisme, pratiquement surchargé, leur a permis de « brûler » plus de calories.

Jusqu’à présent, l’expérience n’a été menée que sur la souris, mais les chercheurs affirment que leurs découvertes pourraient un jour constituer un nouveau traitement médicamenteux pour les personnes souffrant d’obésité ou de troubles métaboliques. Les résultats de l’étude ont été publiés dans le journal EMBO Report.

« Nous savons que beaucoup de personnes luttent pour perdre du poids ou même pour contrôler leur poids, pour différentes raisons. Les résultats de cette étude pourraient signifier développer une pilule qui ciblerait la fonction de RCAN1, pour entraîner une perte de poids », a déclaré dans un communiqué le professeur Damien Keating de l’Université de Flinders, auteur principal de l’étude. « Ces résultats montrent que nous pouvons potentiellement marquer une réelle différence dans la lutte contre l’obésité ».

regulateur rcan1 influence masse graisseuse

Le régulateur de Calcineurin1 (RCAN1) supprime deux mécanismes différents de la thermogenèse sans frissonnement : l’activation de l’expression d’UCP1 dans le tissu adipeux blanc, et l’expression de la sarcolipine dans le muscle squelettique. Crédits : Damien J Keating, Beverly A Rothermel

« Nous avons déjà développé une série de médicaments qui ciblent la protéine produite par ce gène, et nous sommes en train de les tester pour déterminer s’ils inhibent RCAN1 et s’ils pourraient représenter de nouveaux médicaments anti-obésité potentiels », a-t-il ajouté.

Le corps humain contient deux types de graisses : la graisse blanche (tissu adipeux blanc) et la graisse brune (tissu adipeux brun). La graisse blanche, utile pour le stockage d’énergie, représente donc ce que vous imaginez lorsque vous pensez au mot graisse. Les cellules adipeuses brunes quant à elles, remplies de mitochondries, brûlent de l’énergie et produisent de la chaleur.

Nous avons tendance à perdre notre stock de graisse brune en vieillissant, qui est de base déjà peu conséquent. De plus, les personnes obèses ainsi que les diabétiques en possèdent encore moins. Selon les chercheurs, désactiver le gène RCAN1 peut aider à transformer la graisse blanche en graisse brune.

« À la lumière de nos résultats, les médicaments que nous développons pour cibler RCAN1 permettraient de brûler plus de calories même lorsqu’on est au repos », a expliqué le professeur Keating. « Cela signifie que le corps stockerait moins de graisse sans qu’il soit nécessaire de réduire la consommation d’aliments ou de faire de l’exercice physique plus efficacement » conclut-il.

Un traitement destiné à l’Homme trouverait surtout son utilité pour les personnes souffrant d’obésité chronique ou de troubles métaboliques. Cependant, de tels médicaments ne permettraient en aucun cas de compenser une mauvaise nutrition ou un régime trop riche, au niveau de l’état de santé global ; les effets sur le corps n’étant pas forcément visibles depuis l’extérieur.

Source : EMBO Reports

Adolescent en surpoids : que faire ?

Adolescent en surpoids : que faire ?

Adolescent en surpoids, comment agir ? Certains adolescents ont tendance à manger en excès ce qui justifie parfois une prise de poids drastique. C’est une situation bien difficile à vivre aussi bien pour l’adolescent concerné que pour ses parents. Essayons donc de nous pencher davantage sur ce problème qui touche de plus en plus de jeunes gens en pleine croissance.

Les causes du surpoids chez l’adolescent 

• Les facteurs génétiques et physiques

Les facteurs héréditaires et le métabolisme sont parfois la cause du surpoids de certains jeunes adolescents. Les parents doivent rapidement prendre les choses en main lorsque le poids de leur l’enfant grimpe de façon inquiétante. En principe, les géniteurs doivent surveiller la balance de leurs enfants surtout s’il existe des risques d’obésité dans la famille. Même si les causes sont d’ordre génétique, la perte de poids chez l’adolescent en surpoids doit être progressive. Le but du rééquilibrage alimentaire n’est pas une perte excessive et immédiate de kilos, mais plutôt une réévaluation du comportement alimentaire. 

• Une mauvaise hygiène alimentaire

Les mauvaises habitudes alimentaires sont l’une des causes principales du surpoids chez l’adolescent. Certains enfants mal dans leur peau mangent pour compenser le vide affectif ou pour ne plus se sentir en souffrance. Il est toutefois important d’adopter dès le bas âge une alimentation saine et équilibrée. Il faut que l’enfant lui-même s’implique dans la composition de ses repas ainsi que dans les courses à faire pour éviter les frustrations et les restrictions. Le nutritionniste ou le diététicien doit prescrire un régime alimentaire en tenant compte des goûts et des préférences de l’adolescent.

• Les causes environnementales

Il est recommandé d’avoir des échanges avec son ado pour mieux comprendre ses difficultés et les raisons de ses excès de table. En outre, l’on observe que la jeune génération a tendance à se murer dans des activités passives comme la télévision, le téléphone ou l’écran de l’ordinateur. Ces distractions ne sont pourtant pas les mieux adaptées à cet âge de la vie. L’adolescent en croissance doit bouger et faire du sport autrement, il risque de subir les discriminations liées à son poids

 

Calcul de L’IMC 

L’IMC ou Indice de Masse Corporel de l’adolescent est un indicateur de mesure qui permet d’analyser les risques liés au surpoids. En effet, le poids à lui seul ne suffit pas pour diagnostiquer un risque d’obésité. Pour calculer l’IMC, il faut diviser le poids en kilos par la taille en mètre carré (IMC = poids (kg) / taille (m2). L’IMC doit tenir compte du sexe de l’individu ainsi que de l’évolution de l’enfant sur la courbe de croissance établie par les scientifiques. C’est l’OMS qui définit les critères d’interprétation de l’IMC.

Si l’IMC de votre ado est supérieur à la norme recommandée, n’hésitez pas à demander l’avis de son médecin pour connaitre l’impact de son poids sur sa santé. Votre médecin lui recommandera certainement un programme alimentaire adéquat pour son âge pour perdre du perdre du poids en douceur. 

 

Les solutions pour parer au problème de l’adolescent en surpoids

Pour résoudre le problème de l’adolescent en surpoids, les parents doivent saisir le corps médical pour trouver la solution la mieux adaptée pour leur enfant. Un professionnel de la nutrition pourra conseiller les parents sur ce qu’il faut faire et quoi manger en l’occurrence. L’ado quant à lui pourra obtenir des réponses à ses inquiétudes ainsi qu’un bon accompagnement pour changer son comportement alimentaire.

Par ailleurs, les proches doivent éviter à tout prix les surnoms évocateurs ou les moqueries. Ils ne feront qu’envenimer les blessures de l’enfant. Ils doivent régulièrement avoir une discussion avec l’enfant pour le rassurer de leur soutien indéfectible et l’aider à sortir de cette spirale. Les régimes amaigrissants sont fortement déconseillés pour un adolescent en surpoids, car cela risquerait de nuire à sa croissance.

Séance de Pilâtes NEMO avec Cathy (08/12/2018)

Séance de Pilâtes NEMO avec Cathy (08/12/2018)

Voilà les photos de ce matin lors de notre séance de pilâtes.

11 personnes ont participé à cette très agréable séance animée par Cathy Castells qui est très appréciée de tout le monde.

Ses explications nous sont très utiles et très appropriées, on ne connait pas assez nos muscles.

Mais Cathy Castells, nous aide, nous soutient, elle s’occupe de tout le monde, merci.

Donc toutes les personnes présentes ce matin ont été ravies, certaines ne connaissaient pas le pilâtes.

Mais cette technique pour muscler en profondeur est vraiment très adaptée pour nous.

Deux autres séances vous sont proposées en décembre :

Samedi 15 décembre à 10h00 à Nimes.

Samedi 22 décembre à 10h00 à Cruviers-Lascours, séance spéciale avec des gros ballons, des swiss ball, je vous en dirais plus au moment voulu.

Mais surtout à la fin de cette séance, Némo vous propose une petite collation de Noel entre nous, notre petite famille associative va fêter Noel avant l’heure.

N’hésitez pas à nous rejoindre, mais dites moi si vous voulez venir, simplement pour connaitre le nombre de gros ballons à amener, merci.

Très bon week end à tout le monde.

Et merci d’être venu ce matin.
Vos efforts vont payés, c’est sur….

 Voir diaporama de la séance :

Chirurgie de l’obésité bariatrique : quel rôle pour les IDEL

Chirurgie de l’obésité bariatrique : quel rôle pour les IDEL

En France, 15 à 17% de la population adulte est obèse, soit près de 7,6 millions de personnes.

 

La chirurgie bariatrique connaît un essor important en France. Quelles sont précisément ses indications et les différentes techniques chirurgicales possibles ? Quel rôle les IDEL peuvent-ils jouer dans le parcours de soin de cette chirurgie, notamment dans le suivi post-opératoire si essentiel ? Retour sur cette prise en charge multidisciplinaire et éducative à l’occasion de la 13e journée régionale des URFNI d’Occitanie organisée sur ce sujet le 11 octobre dernier dans le Tarn et qui a réuni quelque 70 infirmiers libéraux.

Depuis les années 2000, les interventions de chirurgie bariatrique sont en augmentation soutenue en France. Dans un rapport1 publié en début d’année, l’Inspection générale des Affaires sociales (Igas) indique qu’elles ont triplé en dix ans pour s’établir à plus de 50 000 par an, cela notamment en lien avec l’augmentation des besoins (effet volume/voir encadré) et la large accessibilité de l’offre (un grand nombre d’établissements et de chirurgiens la pratiquant). Il faut dire que l’efficacité de ces interventions est établie en termes de perte de poids et de réduction de morbi-mortalité associées ; la supériorité du traitement chirurgical de l’obésité par rapport au traitement médical est aujourd’hui démontrée. Bien qu’elle soit considérée comme lourde, la chirurgie bariatrique améliore en effet non seulement l’espérance de vie (baisse de 30 à 40% de la mortalité globale à long terme), mais aussi – voire résout – certaines comorbidités associées de l’obésité (HTA, diabète de type 2, dyslipidémie, stéatose hépatique). Elle réduit également de 46% le risque d’infarctus du myocarde, de 54% celui d’AVC, et enfin, améliore la qualité de vie.

Une chirurgie sous conditions

Pour autant, toutes les personnes souffrant d’obésité ne peuvent prétendre à cette chirurgie. Comme le rappelle l’Igas, cette intervention, qui consiste le plus souvent en une résection d’une partie de l’estomac, voire de l’intestin, doit être considérée comme de dernier recours pour des personnes souffrant d’obésité sévère ou morbide qui s’inscrit dans la prise en charge plus générale de l’obésité, et ce compte tenu des risques liés à l’acte opératoire (complications de la chirurgie) et à ses conséquences sur le psychisme et la fonction digestive des personnes opérées.

Dans des recommandations de bonne pratique2, la Haute Autorité de santé (HAS) mentionne ainsi un ensemble de conditions à réunir pour que cette chirurgie de l’obésité puisse être envisagée chez des patients adultes, à savoir : un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 40 kg/m2 ou IMC ≥ 35 kg/m2 avec ou moins une comorbidité susceptible d’être améliorée après (DT2, HTA, syndrome d’apnée du sommeil – SAS, maladie ostéo-articulaire invalidante, NASH, syndrome métabolique, infertilité, attente de FIV pour les femmes…), l’échec d’un traitement médical, nutritionnel, diététique et psychothérapeutique bien conduit pendant 6 à 12 mois, un patient bien informé au préalable, une évaluation et une prise en charge préopératoires pluridisciplinaires pendant plusieurs mois, la nécessité comprise et acceptée par le patient d’un suivi chirurgical et médical à vie, enfin, un risque opératoire acceptable.

Techniques opératoires

Différentes techniques chirurgicales coexistent3, entre autres, l’anneau gastrique ajustable (principe de la restriction), une technique en perte de vitesse, le Bypass gastrique (principe de la restriction et de la malabsorption), et la sleeve gastrectomie ou gastrectomie longitudinale (restriction) a indiqué le Dr David, Reverdy, chirurgien digestif à Albi. Aujourd’hui la plus pratiquée en France, cette dernière technique permet une perte pondérale durable et une amélioration des comorbidités, en particulier du diabète de type 2. Pour autant, a-t-il ajouté, compte tenu de son caractère irréversible (partie de gauche de l’estomac enlevée), la sélection des patients est beaucoup plus rigoureuse.

Dans le cadre du suivi de cette intervention et en lien avec l’équipe hospitalière, les infirmiers libéraux sont susceptibles d’intervenir sur plusieurs actions

Bilan pluridisciplinaire préalable et complications

Un bilan pluridisciplinaire préalable à l’intervention chirurgicale est indispensable. En pratique, il consiste en une consultation chirurgicale, un suivi diététique de 6 mois minimum et la réalisation d’un bilan préopératoire4 a précisé de son côté le Dr Hugues Legendre, chirurgien à Castres. Dans certains centres, une consultation dentaire et stomato tout comme un bilan pneumo font aussi parfois partie du parcours de soins. La décision finale sera prise lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire avec un accord ou non5 pour une intervention chirurgicale, voire un accord sous condition(s)6, sachant que c’est le médecin-conseil de l’Assurance maladie qui donne son aval en dernier recours (intervention soumise à entente préalable). Si accord il y a, l’intervention est alors pratiquée. La réalimentation s’effectue en postopératoire immédiat à J1 (vérification test d’étanchéité pour voir s’il n’y pas de fistule). Selon les centres, le retour à domicile s’effectue à J2/J3.

À noter les deux grandes complications possibles : les hémorragies postopératoires, 5 à 10%, en général dans les 24 heures suivant l’intervention, ainsi que les fistules, de l’ordre de 2% à 4% dans la littérature et qui apparaissent une semaine voire 15 jours après a indiqué le chirurgien castrais.

L’obésité en France – données épidémiologiques

  • 15 à 17% de la population adulte est obèse, soit près de 7,6 millions de personnes.
  • 5,6 millions sont en obésité modérée, 1,3 million en obésité sévère et 700 000 personnes en obésité morbide.
  • L’obésité est la 2e maladie chronique derrière l’hypertension artérielle.
  • L’obésité touche deux fois plus les personnes avec un niveau scolaire inférieur à Bac +2 et s’observe davantage dans le Nord de la France et dans les DOM.
  • Le poids durant l’enfance est un élément prédictif : 20-50% < puberté, 50-70% > puberté.
  • Après une forte période de forte hausse (2007), la prévalence de l’obésité s’est stabilisée à 17% chez l’adulte et à 4% chez l’enfant.
  • Le coût social de l’obésité est estimé à 12,8 milliards d’euros (0,6% du PIB) en 2012.

*Source : Dr Yohan Garres, médecin généraliste à Oubers

Suivi postopératoire et implication des IDEL

Le suivi post-opératoire – sur le plan médical, éducatif, psychologique et/ou psychiatrique et chirurgical – du patient après l’intervention est essentiel la vie durant ont rappelé de concert les chirurgiens tarnais et autres professionnels de santé intervenants lors de cette journée.

Dans le cadre de ce suivi et en lien avec l’équipe hospitalière, les infirmiers libéraux sont susceptibles d’intervenir sur plusieurs actions : la réalisation des injections d’anticoagulants pendant 15 jours/3 semaines une à deux fois par jour, de soins liés aux pansements… Ils ont aussi un rôle à jouer au niveau de la surveillance de la formation de potentielles fistules – les IDEL doivent ainsi faire preuve de vigilance devant un patient qui ne va pas bien et qui présente des signes de tachycardie, d’hypertension, souffrant notamment de douleurs dans l’épaule – ou de carences  nutritionnelles (fatigue, irritabilité, dépression, crampes, fourmillements, sensation de déséquilibre, perte de poids rapide, anémie, palpitations sont autant de signes qui doivent les alerter). Ils peuvent encore être impliqués au niveau du suivi de la prise des vitamines et suppléments (d’après le rapport de l’Igas, seuls 6% des patients prennent la supplémentation nécessaire sur une base régulière), du respect des consignes diététiques (importance de manger lentement et de bien mâcher, arrêter de manger dès la première impression de satiété, boire à distance des repas…), de l’accompagnement et du réconfort  des patients, ou encore lors des soins liés aux pansements après le recours, pour certains patients, à la chirurgie réparatrice7 (chirurgie du tablier abdominal par exemple).

De façon générale, le champ d’intervention des IDEL se situe plutôt dans la réhabilitation améliorée après chirurgie (RAC) a souligné Philippe Tisserand, le président de la Fédération nationale des infirmiers libéraux (FNI) lors de la table ronde de l’après-midi, un sujet du reste abordé dans le cadre des négociations conventionnelles en cours avec l’Assurance maladie via des visites infirmières calibrées. C’est le cas d’ailleurs aux Pays-Bas où les IDEL réalisent une consultation à 10 jours de l’intervention et où 96% des patients sont encore suivis à deux ans a souligné le Dr Yohan Garres, médecin généraliste (81). Ce qui n’est hélas pas le cas en France puisque plus de 50% des patients obèses opérés sont “perdus de vue” après ce même laps de temps, ce qui en fait le tendon d’Achille de cette chirurgie.

Les médecins généralistes et les IDEL ont un rôle à jouer dans le soutien de ces patients non suivis, a observé le Dr Legendre. Et d’ajouter : Dans le cadre du futur dispositif Prado “obésité”, les IDEL peuvent être le lien de coordination. Des IDEL à impliquer dans la coordination, mais aussi dans le cadre de la délégation de tâches, de la télémédecine, via les outils connectés…, autant de moyens existants d’améliorer le suivi régulier et à long terme des patients obèses opérés.

Notes

  1. Emmanuelli J, Maymil V, Naves P. “Situation de la chirurgie de l’obésité”, rapport Igas, janvier 2018
  2. “Obésité : prise en charge chirurgicale chez l’adulte”, Recos HAS, janvier 2009
  3. D’autres techniques hors recommandation HAS existent, telles que la N sleeve, le bypass oméga.
  4. Consultation endocrinologie + bilan sanguin, consultation psy =/- prise en charge, consultation gastro + endoscopie, échographie FVP, polygraphie, consultation anesthésiologie, consultation cardiologie
  5. Les contre-indications à cette chirurgie sont les troubles psychiatriques, l’alcoolisme, la toxicomanie, les maladies évolutives (néoplasie, maladies inflammatoires du tube digestif…), les patient souffrant de troubles du comportement alimentaire.
  6. Sorte de “zone grise”. Le patient n’est pas prêt aujourd’hui mais probablement à 2, 3 ou 6 mois ; il sera considéré apte lors d’une autre RCP.
  7. Possible après une stabilisation de la perte de poids, 12 à 18 mois après chirurgie bariatrique, en l’absence de dénutrition.

Cet article a été publié dans la revue de la Fédération nationale des Infirmiers (FNI) “avenir & santé”, n°468, novembre 2018. Merci pour ce partage.