Obésité infantile : Les mères « comptent », les pères guère

Obésité infantile : Les mères « comptent », les pères guère

Équipe de rédaction Santélog – Publié le 4 janvier 2019
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Les mères accordent beaucoup plus d’attention et d’importance que les pères au poids des enfants et d’ailleurs elles ont plus d’influence aussi sur leur IMC, révèle cette étude d’une équipe de la Norwegian University of Science and Technology menée auprès des parents de 4. 400 enfants. Alors que le surpoids et l’obésité peuvent être fréquemment retrouvées sur des générations dans les familles, qu’une partie du risque est génétique mais que le mode de vie et les relations familiales comptent encore plus, ces conclusions, présentées dans le British Medical Open permettent de mieux comprendre l’influence, parfois involontaire, de chacun des parents.

Ce qui est certain c’est que les parents ont un impact majeur sur la santé et le mode de vie de leurs enfants. Et, la plupart du temps, les parents s’influencent entre eux et adoptent les mêmes comportements. Mais comment les changements de mode de vie et les comportements des parents affectent-ils l’indice de masse corporelle (IMC) de leurs enfants ? En réalité très différemment : « il s’agit de savoir si c’est la mère ou le père dont nous parlons », précise l’auteur principal, Marit Næss, responsable du HUNT Research Centre à la Norwegian University of Science and Technology (NTNU).

Les enfants sont plus minces quand la mère perd du poids : Si la mère perd du poids, cela affecte également les enfants. Mais si le père mincit, curieusement cela ne semble pas avoir d’incidence -ou très faible- sur le poids des enfants. Ces résultats correspondent d’ailleurs à ceux d’études similaires menées en Inde et en Finlande, à une différence près : une étude finlandaise a suggéré que si le père prend du poids, alors cela affecte le poids de leurs filles.

Les enfants prennent du poids quand la mère réduit son activité : ainsi, les mères qui réduisent leur activité au fur et à mesure que les enfants grandissent exercent une influence négative sur l’IMC de leur enfant, jusqu’à l’adolescence. Là encore, le mode de vie du père semble n’avoir aucun impact significatif : une absence ou une diminution de l’activité chez le père ne semble pas corrélée à un IMC plus élevé chez les enfants. Les mères restent majoritairement responsables de la planification des activités et de l’alimentation à la maison et cela pourrait expliquer pourquoi leur comportement influe directement sur le poids des enfants. Une mère qui souhaite perdre du poids va apporter de petits changements à son régime alimentaire et à ses habitudes et ces changements vont concerner toute la famille. Une exception cependant : lorsque les parents maigrissent énormément, que ce soit la mère ou le père, cette perte de poids sévère ne semble pas avoir d’effet sur le poids des enfants, sans doute parce qu’elle est généralement associée à une maladie ou à un régime de perte de poids médicalisé qui n’implique pas les autres membres de la famille.

L’éducation joue aussi son rôle : le niveau d’éducation apparait -comme dans de nombreuses études- déterminant dans la gestion du poids de la famille et notamment des enfants. En moyenne, l’IMC est plus faible dans les familles ayant fait des études supérieures que dans les familles moins scolarisées.

La réduction du poids maternel semble d’ailleurs exercer une plus grande influence sur l’IMC des enfants dans les familles à niveau d’études supérieures.

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