Moi en double e Navie et Audrey Lainé – Bande dessinée

Moi en double de Navie et Audrey Lainé – Bande dessinée

par Anne Schnebelen – Yozone – publié le 1er novembre 2018

http://www.yozone.fr/spip.php?article22629

 

« SI tu as déjà eu peur du regard des autres, si tu as déjà mangé pour aller mieux, si tu as fait n’importe quoi pour qu’on t’aime, si tu t’es déjà tu(e) alors que tu voulais crier, si tu as déjà fait croire que tout allait bien alors que dans ton cœur le Titanic sombrait, si tu t’es déjà regardé(e) dans un miroir en méprisant ce que tu voyais, si tu t’es déjà traité(e) de con(ne), d’abruti(e), si tu aimes le sexe et les blagues gênantes, si tu n’as jamais fixé ton reflet en te déclarant : je t’aime… Ce livre est pour toi. Le poids en trop concerne tout le monde, qu’il soit sur le ventre ou sur le cœur ».

Juillet 2014.
Navie pèse 127 kilos pour 1m54. Le couperet tombe, les mots sont lâchés : elle souffre d’obésité morbide, alors qu’elle ne se sent pas malade. Insouciante, elle a toujours ignoré la situation. Elle se rend compte à présent qu’elle vit avec son double une relation complexe, entre l’amour et la haine, attachement et rejet. Comment fait-on pour tuer son double sans mourir soi-même ?

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Navie renvoie l’image d’une femme grosse, bien dans ses formes et qui s’assume. Enfin, c’est ce qu’elle reflète. Elle a commencé à prendre du poids à la majorité. Tous les régimes entrepris par la suite se sont soldés par des échecs. Elle souffre de son rapport malsain à la nourriture. Ce trouble a un nom : l’hyperphagie, qui se caractérise par la prise alimentaire excessive sur une courte durée. Alors que son fils aurait pu se noyer dans la piscine, elle se rend compte que son surpoids l’empêche d’avancer. Elle se remet en cause et décide de prendre sa vie en main. “Moi en double” est le récit de son combat, qui s’attaque aux préjugés de l’obésité.

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Navie raconte sa propre histoire et nous livre, sans détours son témoignage puissant et personnel sur l’obésité, illustré avec brio par Audrey Lainé, qui sublime l’histoire avec des dessins tout en noir et blanc, assortis de petites pointes de rouge pour illustrer son double. Le dessin plein de vie est libre, sans case figée, une très belle réussite. Certains passages sont douloureux et tellement sincères. N’ayant pas de problème de poids, j’ai été marquée par ce formidable album qui nous fait comprendre que bien souvent « le poids est l’arbre qui cache la forêt ». Le mal-être ne disparaît pas en retrouvant une taille de guêpe, bien au contraire, il ne faut pas sous-estimer l’impact psychologique d’une perte importante de poids.

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“Moi en double” est une lecture pour tous, avec ou sans problème de poids, et permet de relativiser. Navie est arrivée à tuer son double après un long cheminement douloureux et nous livre un beau message d’espoir. Il fallait oser s’attaquer à ce sujet tabou, mais Navie l’a fait. Bravo !


Moi en double
- Scénario : Navie
- Dessins et couleurs : Audrey Lainé
- Éditeur : Delcourt
- Collection : Encrages
- Format : 16,5 x 23 cm
- Pagination : 144 pages couleurs
- Dépôt légal : 19 septembre 2018
- Numéro ISBN : 978-2-413-00200-0
- Prix public : 15,50 €


Illustrations © Audrey Lainé et Éditions Delcourt (2018)

 

Yvelines : Un roman pour dénoncer les diktats sur les corps des femmes

Yvelines : Un roman pour dénoncer les diktats sur les corps des femmes

La psychanalyste beynoise (Yvelines), Catherine Grangeard, vient de sortir un nouvel ouvrage sur le thème de l’excès de poids en fustigeant la tyrannie des apparences.

La psychanalyste Catherine Grangeard.
La psychanalyste Catherine Grangeard. (©Les Nouvelles)

Le printemps est là ; l’été arrive à grands pas. « Plus que quelques mois pour être belle en maillot », a-t-on coutume d’entendre à cette période de l’année.

Un livre féministe

C’était donc le moment idéal pour la psychanalyste beynoise (Yvelines), Catherine Grangeard, de sortir son nouvel ouvrage sur le thème de l’excès de poids en fustigeant la tyrannie des apparences. Ce livre a été coécrit avec Daphnée Leportois, une journaliste qui collabore notamment aux sites Slate, BuzzFeed et L’Express Styles.

J’ai déjà écrit plusieurs essais sur le sujet de l’obésité. Mais co-écrivant cette fois un roman, le pari est de toucher le plus de lectrices possible. J’ai choisi de faire un livre très grand public pour passer les messages qui, dans des essais, ne sont pas suffisamment lus par le public… qui en est, en fait, la cible ! Raconter une histoire, sympa, tout en transmettant de vraies infos sans les asséner, tel était l’objectif », explique Catherine Grangeard.

Ce roman tend à dénoncer les diktats sur les corps des femmes la confusion beauté/santé tout en apportant sur la chirurgie de l’obésité et les régimes de réelles connaissances. Le tout au fil d’une histoire qui se déroule dans les Yvelines, à Plaisir.

Cet ouvrage féministe s’adresse aux femmes ayant des soucis avec leur image.

Les complexes de la minceur imposée par des injonctions de toutes parts ont des conséquences. La fabrication d’obésité résulte aussi des complexes que même de très jeunes adolescentes acquièrent, elles veulent perdre du poids lorsque la puberté les fait, naturellement, s’arrondir. La mode, les images retouchées, c’est une propagande pour des corps à la Barbie. Irréaliste et source de souffrances », dénonce la psychanalyste.

L’obésité : un problème de société du à plusieurs facteurs

Et d’ajouter : « Viennent ensuite les appels aux régimes. Tous les printemps les magazines regorgent de conseils, de publicités. Le marché minceur, c’est 4 milliards d’euros par an, en France ! Même les campagnes santé ont des effets secondaires délétères en alimentant cette phobie de l’excès de poids. La confusion beauté/santé crée des dérapages en termes de troubles du comportement alimentaire. Mais elle est entretenue pour des raisons de gagne-pain… »

Selon Catherine Gangeard, l’obésité est un problème de société dû à plusieurs facteurs : la publicité qui incite à consommer toujours plus mais d’un autre côté, il faut rester mince.

Son rapport à son corps, son image, ses pulsions, son histoire familiale, ses frustrations, bref, tout ce qui constitue psychiquement quelqu’un. La génétique n’explique pas tout non plus et penser que tout peut se résoudre grâce au sport n’est pas une solution.

« Si les conditions profondes d’un rapport à soi ne sont pas traitées, on va d’échecs en échecs. Y compris en chirurgie de l’obésité, là où on pourrait se dire qu’en réduisant les capacités d’absorption d’un estomac, la question serait réglée. Eh bien, non. Les faits sont là : 40 % d’échecs quelle que soit la technique opératoire. La préparation et le suivi psychologique sont trop souvent de simples formalités. Les patients n’ont pas toujours compris qu’il s’agissait profondément de leur personne et pas seulement de leur appétit. »

La femme qui voit de l’autre côté du miroir, de Catherine Grangeard et Daphnée Leportois, paraîtra aux éditions Eyrolles ce jeudi 7 juin. 14 euros.

 

Livre blanc « le top 100 des questions les plus posées » en matière d’alimentation avant et après une chirurgie de l’obésité

Livre blanc « le top 100 des questions les plus posées » en matière d’alimentation avant et après une chirurgie de l’obésité

Vu sur le site de Good Santé le livre blanc « le top 100 des questions les plus posées » en matière d’alimentation avant et après une chirurgie de l’obésité

goodsante.fr/

Téléchargez le livre blanc « le top 100 des questions » sur l’alimentation après une sleeve ou un bypass. 17 experts vous répondent

Goodsante-Top-100 des questions les plus posées en matière d’alimentation avant et après une chirurgie de l’obésité

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques études sur la chirurgie bariatrique

Quelques études sur la chirurgie bariatrique

Extraites du MOOC Chirurgie de l’obésité du Pr Patrick Ritz est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 4.0 International

https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/

By-pass gastrique ou sleeve gastrectomie Comment choisir par le Dr Philippe Topart*

fun-mooc.fr/asset-v1:univ-toulouse+101005+session02+type@asset+block/Sleeve_ou_Bypass_P_Topart.pdf

*Clinique de l’Anjou, Angers

Au sein de la progression fulgurante de la chirurgie de l’obésité (plus de 40 000 opérations en France en 2013), la sleeve gastrectomie connaît aujourd’hui assurément la plus grande percée et représente presque 2 fois plus de patients que le by-pass gastrique. À l’évidence, le principe chirurgical plus simple de la sleeve gastrectomie constitue un attrait à la fois pour les patients et pour les chirurgiens. Mais d’autres facteurs sont susceptibles d’expliquer une telle popularité, la sleeve gastrectomie ne comportant pas de court-circuit intestinal, la perspective d’effets secondaires ou la nécessité d’une supplémentation vitaminique exigeante. À l’inverse, la sleeve gastrectomie a démontré une capacité à, du moins initialement, générer une perte de poids rapide et intense. …

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By-pass gastrique ou sleeve gastrectomie Comment choisir DR Philippe Topart

Troubles digestifs après chirurgie bariatrique Incidence diagnostic et prise en charge – Dr Philippe Topart

fun-mooc.fr/asset-v1:univ-toulouse+101005+session02+type@asset+block/troubles_digestifs_apres_chirurgie_P_Topart_.pdf

Les modifications anatomiques et physiologiques qu’engendrent toutes les procédures chirurgicales (et plus largement instrumentales) qui sont utilisées pour traiter l’obésité sont, de façon bien compréhensible, susceptibles de modifier le fonctionnement digestif. Sont plus particulièrement en cause les procédures les plus complexes telles que le by-pass gastrique et la dérivation bilio-pancréatique. La participation, dans ces chirurgies, d’un court-circuit intestinal avec une malabsorption plus ou moins intense, ne fait que renforcer le risque d’impact sur le transit intestinal, en plus de l’inévitable modification du comportement alimentaire. Ces effets secondaires plus ou moins prononcés peuvent peser dans l’orientation vers telle ou telle procédure et influencer les choix des patients et des professionnels de santé. La survenue de manifestations digestives peut dérouter les patients et poser des problèmes de traitement alors même que la perspective de ces effets secondaires aura pu être négligée dans la discussion pré-opératoire ou, au contraire, exagérément soulignée.

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Troubles digestifs après chirurgie bariatrique Incidence diagnostic et prise en charge – Dr Philippe Topart

 

La dérivation bilio-pancréatique Qu’en est-il aujourd’hui – Dr Philippe Topart

fun-mooc.fr/asset-v1:univ-toulouse+101005+session02+type@asset+block/Diversion_bilio-pancreatique_P_Topart.pdf

Si la dérivation bilio-pancréatique (DBP) a été décrite en 1979 par Nicola Scopinaro, la forme qui s’est le plus répandue est la variante avec switch duodenal (DS) développée dix ans plus tard à peu près simultanément par Douglas Hess aux États-Unis et Picard Marceau au Québec. Le concept était de revenir sur un fonctionnement basé sur un raccourcissement de l’intestin grêle, ce qui avait déjà été fait dans les années 1950 avec les courts-circuits jéjuno-iléaux (JIB). Par ailleurs, le but était d’offrir un bon confort alimentaire aux patients, Nicola Scopinaro ayant même développé l’idée d’un estomac ad hoc en fonction de l’appétit de ses patients ! Pour de multiples raisons qui seront développées ensuite, laDBP,quelle que soit sa forme,n’a jamais connu la diffusion du by-pass gastrique et bien sûr de la sleeve gastrectomy, laquelle est directement dérivée du DS sans la composante de court-circuit intestinal. Ces dernières années, la DBP a représenté au niveau mondial environ 2 % de la chirurgie bariatrique.

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La dérivation bilio-pancréatique Qu’en est-il aujourd’hui – DR Philippe Topart

 

Traitement du dumping syndrome par Jocelyne Lijeron – Pr Patrick Ritz*

fun-mooc.fr/asset-v1:univ-toulouse+101005+session02+type@asset+block/Traitement_du_dumping_syndrome_J_Lijeron.pdf

* Patrick Ritz est professeur de Nutrition clinique au CHU de Toulouse, enseignant à l’université Paul Sabatier de Toulouse, et pilote le centre intégré de l’obésité, un des 5 centres de référence français. Avec son équipe, il prépare et accompagne des patients à la chirurgie de l’obésité depuis 1999. Il anime le Diplôme Inter-Universitaire de Médecine et de Chirurgie de l’obésité.

 

* Jocelyne Lijeron est diététicienne à l’Hôpital de Rangueil CHU de Toulouse

Le dumping syndrome est une complication classique des chirurgies de réduction de volume de l’estomac, dont le by-pass gastrique. Il est décrit depuis 1913, à une époque où les gastrectomies étaient réalisées pour cancer ou ulcère de l’estomac. Dumping signifie “se vider”, “une chasse”, ici dans le contexte de l’estomac.

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Traitement du dumping syndrome Jocelyne Lijeron – Pr Patrick Ritz

 

Dans le premier mois après la chirurgie de l’obésité. Comment adapter les traitements ? par le Pr Patrick Ritz, Dr Ana Estrade (CHU de Toulouse)

fun-mooc.fr/asset-v1:univ-toulouse+101005+session02+type@asset+block/Adapter_les_traitements_apres_la_chirurgie_P_Ritz.pdf

*Dr Ana Estrade, Endocrinologue à l’Hôpital de Rangueil (CHU de Toulouse)

Le premier mois après la chirurgie de l’obésité, quelle que soit la procédure chirurgicale, se caractérise par de grands changements à la fois nutritionnels et métaboliques. En effet, les patients mangent considérablement moins, et boivent beaucoup moins qu’avant l’opé- ration, du fait de la réduction du volume de l’estomac. Il leur est même conseillé de ne pas boire et manger au cours du même repas. Du point de vue métabolique, la correction de la glycémie, les modifications du volume de dilution des drogues, et parfois la pharmacociné- tique d’absorption de celles-ci rendent les adaptations posologiques nécessaires. Souvent, le patient n’est revu qu’à la fin du premier mois par le chirurgien et la diététicienne, et seu- lement au troisième mois par l’endocrinologue/nutritionniste. Le médecin traitant sera donc en première ligne pour adapter les traitements. Voici quelques règles simples pour cette adaptation.

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Dans le premier mois après la chirurgie de l’obésité Comment adapter les traitements Pr Patrick Ritz, Dr Ana Estrade (CHU de Toulouse)

 

 

 

Quelques lectures recommandées par NEMO

Quelques lectures recommandées par NEMO

Bonjour, nous vous proposons ce livre : ‘’Je ne veux plus être gros’’ du Pr Patrick Ritz, en format Pdf, quelques minutes pour le télécharger mais ça en vaut vraiment la peine

Je ne veux plus être gros par le Pr Patrick Ritz*

Editions du Caillou à Toulouse : editions-du-caillou.fr/_documents/Je_ne_veux_plus_etre_gros_manuscrit_v_07.pdf

*Patrick Ritz est Professeur de nutrition clinique au CHU de Toulouse, membre de l’académie de chirurgie, et dirige le centre intégré de l’obésité de Toulouse, l’un des 5 centres de référence nationaux. Dans ce centre sont accueillis des patients avec une obésité sévère et multi-compliquée, à tous les âges de la vie : des enfants (avec le Pr Tauber et son équipe), des adultes ou des personnes âgées de plus de 65 ans (avec le Pr Vellas).

Son intérêt pour la chirurgie date des années 1990, quand il a commencé à préparer des patients avec le Dr Becouarn à Angers.

Depuis qu’il travaille à Toulouse, l’accent est mis sur toutes les stratégies qui autonomisent les personnes obèses dans la gestion du quotidien. Pour cela des programmes spécifiques d’éducation thérapeutique sont proposés. Ils ont été élaborés par les membres de son équipe et dans le cadre d’un partenariat avec le Dr Sanguignol et le Pr Hanaire.

Ce livre est le scénario de vidéos écrites dans ce contexte et pour le MOOC «Chirurgie de l’obésité». Des épisodes de la préparation de 3 patients sont mis en scène avec des illustrations de Jasmine Terrou.

Pour lire ce livre : Je ne veux plus être gros par Pr Patrick Ritz

 

Lectures diverses par le Pr Patrick Ritz

Il y a aussi ce jour, 4 nouvelles lectures à votre disposition, toujours en format Pdf,

Bonne lecture, nous espérons que toutes ces bonnes lectures vous aiderons.